En 1999, Alice Lhabouz, alors étudiante en prépa HEC, a décroché son premier job d’été au célèbre Bon Marché. À 19 ans, elle a commencé comme caissière avant de devenir vendeuse de gants de luxe. Cette expérience, bien que temporaire, a marqué le début d’un parcours professionnel remarquable.
Le Bon Marché, comme beaucoup de grands magasins, recrutait des étudiants pour remplacer les salariés en congé. Grâce à une connaissance de son père, Alice a obtenu un entretien et a été embauchée. Pendant deux mois, elle a travaillé dans le rayon ameublement et décoration, puis dans le secteur du luxe.
Une immersion dans l’univers du luxe
Le premier mois, Alice était affectée au dernier étage, où elle encaissait des achats de tapis, tissus, coussins et éléments de décoration. Les montants étaient vertigineux pour une étudiante, avec des factures atteignant parfois 30 000 euros. Elle se souvient notamment d’un client refaisant entièrement sa décoration intérieure, une somme qui lui semblait gigantesque.
Pendant ses pauses, elle flânait dans les boutiques du quartier, mais jamais dans les rayons mode du Bon Marché, largement hors de son budget. Elle préférait les enseignes plus accessibles comme Kookaï. Ces différences de revenus ont agi comme un déclic pour elle.
La facturation électronique: un défi pour les entreprises
En 2026, la facturation électronique devient obligatoire pour toutes les entreprises françaises. Cependant, à un mois de l’échéance, seulement 20 % des entreprises avaient choisi leur plateforme. Cette réforme, qui entre en vigueur le 1er septembre 2026, concerne environ cinq millions d’entreprises, des autoentrepreneurs aux grands groupes.
Les grandes entreprises sont majoritairement prêtes, mais les PME et très petites entreprises rencontrent des difficultés. Fin juillet 2026, 30 % des PME n’avaient toujours pas choisi de plateforme agréée. La complexité du dispositif dépasse largement les capacités de nombreux petits professionnels.
Les défis de la transition
Le marché de la facturation électronique a été confié à des plateformes privées, contrairement à l’Italie qui a généralisé la facturation électronique via une plateforme gouvernementale unique et gratuite. En France, 154 plateformes privées sont agréées par l’État, mais leur choix peut être déroutant pour les petites entreprises.
Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a annoncé une tolérance et une bienveillance envers les entreprises ayant engagé les démarches. Cependant, les sanctions varient selon la nature du manquement. Une facture non conforme coûte 50 euros, avec un plafond de 15 000 euros par an. Pour l’absence de plateforme désignée, une mise en demeure de trois mois est prévue, suivie d’une amende de 500 euros.
Les obligations des autoentrepreneurs
Établir une facture conforme est une obligation pour tout autoentrepreneur que vous vendiez des produits ou réalisiez des prestations de services. Une facture doit respecter un certain nombre de règles, car une erreur ou un oubli peut entraîner des sanctions en cas de contrôle.
Les mentions obligatoires incluent la date d’émission, le numéro de facture, l’identité du client, l’identité du vendeur, la description détaillée des biens ou services, la date de livraison et le montant à payer. Chaque facture doit être numérotée de manière chronologique et conservée pendant au moins 10 ans.
En cas d’erreur sur une facture, il est recommandé d’émettre un nouveau document conforme ou une facture d’avoir. Les pénalités sont appliquées en cas d’omission de certaines mentions obligatoires. À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent être capables de recevoir des factures électroniques.



