Le paysage du marché du travail français connaît des transformations notables. Selon les dernières données de la Dares la direction statistique du ministère du Travail le nombre d’emplois vacants dans le secteur privé a diminué de 3% au deuxième trimestre 2026, atteignant 433 600 postes.
Cette tendance s’inscrit dans un contexte plus large de ralentissement économique, où les entreprises ajustent leurs stratégies de recrutement. Les secteurs de l’industrie de la construction et du tertiaire marchand ont enregistré des baisses respectives de 4%3% et 4%. À l’inverse, le tertiaire non marchand a connu une hausse de 6% reflétant des dynamiques sectorielles contrastées.
Un recul significatif par rapport au pic de 2026
La baisse actuelle des emplois vacants est particulièrement marquée lorsqu’on la compare au pic observé à la fin de l’année 2026. Selon la Dares le nombre d’emplois vacants a chuté de 36% depuis cette période record. Cette diminution illustre un changement significatif dans les comportements de recrutement des entreprises.
Les emplois vacants englobent trois catégories principales: les postes nouvellement créés, les postes inoccupés et ceux sur le point de se libérer. Au deuxième trimestre 2026, 43% des emplois vacants correspondaient à des postes inoccupés, 31% à des créations nouvelles et 26% à des postes en instance de libération. Ces proportions sont restées stables sur un an, selon les données de la Dares.
Les implications pour le marché du travail
La diminution des emplois vacants a des répercussions directes sur les tensions du marché du travail. Moins il y a d’emplois vacants, plus les employeurs ont le choix, ce qui réduit les difficultés de recrutement. Cette dynamique contraste avec les périodes de pénurie de main-d’œuvre, où les salariés et les chômeurs étaient en position de force.
Le dernier baromètre annuel de France Travail en collaboration avec le Credoc publié en avril, a révélé que les projets d’embauche pour l’année 2026 s’élèvent à 2,3 millions un chiffre en baisse depuis 2018. Parmi ces projets, 44% étaient anticipés comme difficiles par les employeurs, soit une diminution de 6,3 points par rapport à 2026.
Les indicateurs complémentaires
D’autres indicateurs confirment l’effritement relatif du marché du travail. Selon l’Insee le taux d’emploi des 15-64 ans a reculé au deuxième trimestre pour presque toutes les tranches d’âge, à l’exception des 60-64 ans en raison de la réforme des retraites. Malgré cette baisse, le taux d’emploi reste supérieur de 3,5 points par rapport au deuxième trimestre 2017.
L’ex-Pôle emploi a recensé 2,4 millions d’offres d’emploi au premier trimestre, incluant les sites partenaires. Sur un an, ce chiffre a diminué de 0,3% (soit 60 700 postes en moins), aussi bien dans les secteurs marchands non agricoles que non marchands. Bien que cette baisse soit nette par rapport aux années post-pandémie, elle montre une certaine résilience du marché du travail français.



