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7 juillet 2026

Incendies dans les collèges du Gers : le Département retire les panneaux photovoltaïques

Après deux incendies dans les collèges de Fleurance et Samatan, le Département du Gers a ordonné le retrait de tous les panneaux photovoltaïques. Découvrez les détails de cette décision et ses implications.

Incendies dans les collèges du Gers : le Département retire les panneaux photovoltaïques

Le Département du Gers a pris une décision radicale: retirer tous les panneaux photovoltaïques installés sur les toits des collèges. Cette mesure fait suite à deux incendies majeurs en moins d’un an, à Fleurance en 2026 et à Samatan en juin dernier. Ces sinistres ont conduit à l’évacuation de centaines d’élèves et de personnel, soulevant des questions sur la sécurité de ces installations.

Les panneaux solaires, installés il y a près de quinze ans, étaient censés symboliser l’engagement du Gers en faveur des énergies renouvelables. Cependant, leur âge avancé et les technologies obsolètes utilisées à l’époque pourraient expliquer les récents incidents. Jérôme Samalens, président de la commission éducation, collèges et jeunesse, a déclaré: « C’était une époque différente, avec des réglementations et des technologies bien distinctes d’aujourd’hui. »

Des installations anciennes et des risques inacceptables

Sur les 22 collèges du Gers, neuf étaient équipés de panneaux solaires. Ces installations, bien que bien intentionnées, présentaient des risques que les autorités ne peuvent plus ignorer. À Samatan, le feu a été moins grave qu’à Fleurance, mais il a tout de même nécessité l’évacuation de près de 400 personnes. « On a beau être aussi vigilants que possible, il est inacceptable de prendre des risques avec des enfants sous les panneaux ! » a souligné Jérôme Samalens.

Les causes exactes des incendies restent inconnues malgré les enquêtes menées par le prestataire gestionnaire, Suntrack. Les panneaux, intégrés dans les toitures, nécessitent désormais un démantèlement coûteux. Le Département estime que les frais de dépose et de réfection des toits s’élèveront à près de 950 000 euros.

Des coûts importants et des questions sur l’avenir du solaire

Le retrait des panneaux solaires soulève des questions sur leur avenir dans les établissements scolaires. La loi impose en effet d’installer des panneaux ou des végétaux sur les toits des bâtiments publics. Le Département devra donc trouver une solution alternative pour se conformer à cette réglementation.

Pour l’instant, les travaux de démantèlement et de réfection des toits seront réalisés avant la rentrée scolaire, afin de garantir la sécurité des élèves. Les assurances prendront en charge les coûts des sinistres à Fleurance et Samatan, mais les sept autres collèges devront être financés par le Département.

Cette décision marque un tournant dans la politique énergétique du Gers. Alors que les énergies renouvelables étaient autrefois perçues comme une solution exemplaire, les récents incidents ont montré les limites des installations anciennes. Le Département devra désormais évaluer les options disponibles pour concilier sécurité et respect de l’environnement.