Le gouvernement canadien a dévoilé un plan ambitieux visant à transformer son paysage énergétique. Un investissement record de 70 milliards de dollars canadiens (environ 43 milliards d’euros) a été annoncé pour développer massivement l’hydroélectricité et l’éolien dans l’est du pays. Ce projet, présenté comme le plus grand investissement dans les énergies propres de l’histoire de l’Amérique du Nord vise à tripler la capacité de production de la centrale de Churchill Falls et à générer 14 000 mégawatts de puissance propre.
Un projet d’envergure nationale
Ce projet, porté par le Premier ministre Mark Carney vise à alimenter en énergie propre les trois plus grandes villes du Canada: TorontoMontréal et Vancouver. Selon les estimations, la puissance générée permettra d’éclairer, chauffer et climatiser tous les foyers de ces métropoles. L’accord-cadre, signé entre les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Québec prévoit une contribution de 10 milliards de dollars par l’État fédéral.
Modernisation et expansion des infrastructures
Au cœur de ce projet se trouve la modernisation de la centrale hydroélectrique de Churchill Falls actuellement capable de produire 5 428 MW. Les travaux prévoient l’ajout d’une nouvelle centrale de 2 700 MW à Gull Island sur le fleuve Churchill, Des études de faisabilité sont également prévues pour une seconde centrale à Churchill Falls et pour un projet éolien de 2 000 MW dans la même région.
Bénéfices économiques et environnementaux
Ce projet comporte d’importants bénéfices économiques. Selon les estimations du gouvernement fédéral, les chantiers de construction devraient générer 23 000 emplois directs et contribuer à hauteur de 31 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) canadien jusqu’au début des années 2040. Sur le plan environnemental, ce projet permettra de réduire fortement les émissions de carbone du pays, limitant
Un contexte de tensions commerciales
L’annonce intervient dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis où l’administration Trump a multiplié les mesures protectionnistes et les hausses de droits de douane. Le Canada cherche activement à diversifier ses partenaires économiques et à réduire sa dépendance vis-à-vis de son voisin du Sud. En juillet 2026, l’inflation a accéléré à 3 % sur un an dans le pays, notamment en raison de la flambée des prix de l’essence liée aux tensions au Moyen-Orient.
Malgré les critiques des organisations environnementalistes, qui accusent le gouvernement Carney de trahir les engagements climatiques défendus par son prédécesseur Justin Trudeau l’annonce a été saluée par l’Institut climatique du Canada. Cet organisme de recherche de référence sur les questions climatiques a souligné que ce projet illustre le niveau d’ambition nécessaire pour atteindre l’objectif du Canada de doubler la quantité d’énergie propre produite.



