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26 juin 2026

Journée de solidarité 2026 : financement et impact sur les Ehpad et les soins à domicile

La journée de solidarité, instaurée après la canicule de 2003, finance toujours les soins aux personnes âgées et handicapées. Découvrez son impact en 2026.

Journée de solidarité 2026 : financement et impact sur les Ehpad et les soins à domicile

En ce mois de juin 2026, la France fait face à une nouvelle vague de chaleur intense. Les personnes âgées et les personnes en situation de handicap sont particulièrement vulnérables. Depuis la canicule de 2003, qui a causé près de 15 000 morts, la France a mis en place des mesures pour mieux protéger ces populations. Parmi ces mesures, la journée de solidarité joue un rôle crucial.

Instaurée en 2004, cette journée vise à financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou en situation de handicap. Mais comment fonctionne-t-elle exactement et où va l’argent récolté ?

Le fonctionnement de la journée de solidarité

La journée de solidarité consiste en une journée de travail supplémentaire non rémunérée. Les entreprises doivent ensuite verser une contribution solidarité autonomie, intégralement dédiée au soutien des personnes en perte d’autonomie. À l’origine, cette journée était fixée au lundi de Pentecôte mais aujourd’hui, elle peut être reportée sur un autre jour férié, un week-end, ou même en renonçant à une journée de RTT.

En 2026, cette journée devrait permettre de récolter près de 3,4 milliards d’euros. Ces fonds sont essentiels pour financer les Ehpad les soignants, et les accompagnants à domicile. Maëlig Le Bayon directeur général de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) souligne que ces fonds permettent de financer les soignants dans les Ehpad et les accompagnants à domicile.

Les avancées et les défis

Grâce à cette journée, des rénovations nécessaires ont pu être financées. Aujourd’hui, tous les Ehpad ont l’obligation de disposer d’au moins une pièce climatisée. Cependant, avec l’intensification des vagues de chaleur, ces avancées ne suffisent plus. La réglementation impose une pièce rafraîchie, mais elle ne concerne pas les chambres des personnes âgées, qui en restent largement dépourvues.

Bernadette Ojardias présidente de l’association FAREE qui défend les droits des familles de résidents en Ehpad, affirme que certains établissements n’ont pas anticipé les besoins liés à la canicule. Des témoignages montrent que des volets ou rideaux cassés ne sont pas réparés, ce qui aggrave la situation.

La protection des résidents en Ehpad

Dans les Ehpad, la protection des résidents face à la canicule est un défi quotidien. Prenons l’exemple de l’Ehpad Anselme Payen dans le 15e arrondissement de Paris. Cet établissement municipal de 108 résidents adapte son quotidien pour préserver ses résidents. Les volets sont abaissés, les sorties annulées, et les activités regroupées dans les espaces les plus frais. Les soignants passent dans les chambres pour vérifier l’hydratation et les vêtements des résidents.

Cependant, la résistance d’un Ehpad ne dépend pas seulement des protocoles. Elle dépend aussi de l’état du bâti, de la qualité de l’isolation, des systèmes de rafraîchissement, de la maintenance et des effectifs disponibles. Quand une chambre froide lâche ou quand la climatisation tombe en panne, la chaîne de sécurité se fragilise vite.

Les fédérations comme la Fédération hospitalière de France (FHF) et la FNADEPA soulignent les défis auxquels sont confrontés les Ehpad. Elles pointent du doigt les pannes d’équipements, la surconsommation énergétique et les tensions sur les effectifs, aggravées par les fermetures d’écoles et les difficultés de garde d’enfants.

Le gouvernement a annoncé une mobilisation prioritaire d’une enveloppe de 100 millions d’euros pour améliorer la qualité dans les Ehpad, notamment pour les dépenses de rafraîchissement. Cependant, à l’échelle du parc, cela ressemble davantage à un amortisseur qu’à un grand plan de transformation.

La canicule remet sur la table un vieux débat: faut-il multiplier les solutions d’urgence ou financer enfin l’adaptation du grand âge au réchauffement ? Les acteurs du secteur convergent sur un point: les réponses ponctuelles ne suffiront pas. Il est temps de passer à une politique d’adaptation durable.