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16 juin 2026

L’assistant IA du ministère de l’Action et des Comptes publics étendu à grande échelle

Un assistant IA développé par Mistral AI va être déployé auprès d'un million d'agents publics, marquant une étape majeure dans la modernisation de l'administration française

L'assistant IA du ministère de l'Action et des Comptes publics étendu à grande échelle

En cette année 2026, l’administration française franchit une nouvelle étape dans sa transformation numérique. Le ministère de l’Action et des Comptes publics a annoncé, mardi, le déploiement à grande échelle d’un assistant conversationnel alimenté par l’intelligence artificielle (IA). Cette initiative, qui concerne environ un million d’agents sur les 2,6 millions que compte la fonction publique d’État, s’inscrit dans une démarche de modernisation des services publics.

Baptisé l’Assistantcet outil a été testé avec succès auprès de 10 000 agents lors d’une phase pilote. Le ministre David Amiel a souligné l’importance de cette innovation lors d’un briefing avec la presse. L’Assistant est développé par la start-up française Mistral AIsélectionnée par le gouvernement pour ses compétences en matière d’IA.

Un outil conçu pour optimiser le travail des agents publics

L’objectif principal de cet assistant est d’optimiser le travail des agents publics en leur permettant de se concentrer sur les tâches essentielles. Selon David Amiel, l’Assistant sera l’équivalent de ChatGPT mais adapté aux besoins spécifiques de l’administration française. Il permettra de réaliser des recherches documentairesdes synthèseset des analyses de manière efficace et sécurisée.

Le coût de cette généralisation est estimé à environ 700 000 euros, incluant l’accès aux modèles de Mistral AI. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation des services publics, visant à améliorer l’efficacité et la productivité des agents.

Une démarche engagée depuis un an

Cette généralisation est le résultat d’un travail engagé un an plus tôt. En avril 2026, la Direction interministérielle du numérique (Dinum), la Direction générale des entreprises (DGE), la Direction des achats de l’État (DAE) et la mission French Tech ont lancé un appel à manifestation d’intérêt. Cet appel a permis de sélectionner une centaine de solutions d’IA pour les administrations.

Le ministre de l’Action publique et la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du numérique ont piloté ce projet. Les solutions sélectionnées répondent à des exigences strictes de sécurité et d’hébergementcertaines étant qualifiées pour SecNumCloudle label de l’État pour l’informatique en nuage de confiance.

Souveraineté technologique et dépendance aux technologies extra-européennes

David Amiel a souligné que l’Assistant s’inscrit dans une logique de souveraineté technologique. Le gouvernement souhaite limiter la dépendance aux offres extra-européennes. Cependant, le ministre a également mis en garde contre les risques liés à l’IAIl est évident que l’IA est une opportunité comme elle est une menace.

Cette initiative marque une étape importante dans la transformation numérique de l’administration française. En déployant cet assistant IA, le gouvernement montre sa volonté de moderniser les services publics tout en garantissant la sécurité et la souveraineté technologique.