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2 octobre 2026

Prévisions du Medef : 20 milliards d’euros de charges pour les firms en 2027

Le nouveau budget vise à réduire le déficit à 5 % du PIB, mais les entreprises risquent une hausse de charges estimée à 20 milliards d’euros, selon le Medef.

Prévisions du Medef : 20 milliards d’euros de charges pour les firms en 2027

Le projet de loi de finances 2027 a été présenté le 1er octobre 2026 lors du conseil des ministres. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a annoncé un objectif ambitieux ramener le déficit public à 5 % du PIB en 2027, grâce à un plan de redressement de 54 milliards d’euros. Sur ces 54 milliards, 43 milliards devront provenir de mesures nouvelles tandis que le reste s’appuiera sur le renforcement d’anciennes actions.

Les chiffres avancés par le Medef

Le président du Medef, Patrick Martin, a rapidement réagi en estimant que les prélèvements et taxes affectant les entreprises s’élèveront à « près de 20 milliards d’euros ». Selon lui, « affaiblir davantage les entreprises, c’est affaiblir le pays ». Cette évaluation repose sur le cumul des nouvelles contributions envisagées – taxe sur les produits sucrés, redevance sur le kérosène, majoration de la TVA pour les abonnements télévisuels – et sur le gel ou la réduction de certains allègements fiscaux.

Les mesures phares du budget et leurs implications

Parmi les 43 milliards d’économies nouvelles, le gouvernement prévoit notamment: le gel des allocations familiales, la fin des subventions aux énergies renouvelables, la poursuite de la contribution différentielle sur les très hauts revenus, En matière de retraite, le texte prévoit de désindexer les pensions supérieures à 1 260 €, ce qui devrait rapporter 4,1 milliards d’euros, tandis que les pensions inférieures à ce seuil seront revalorisées à l’inflation. D’autres dispositifs controversés comprennent une taxe sur le kérosène et la facturation de l’inscription en BTS ou en classe préparatoire pour les étudiants non boursiers.

Réactions des partis de gauche

Les groupes socialistes et La France Insoumise ont dénoncé le projet comme une « provocation ». Estelle Mercier, députée socialiste, a déclaré que le budget ne contenait « aucune main tendue » et a menacé le recours à l’article 49.3 comme un possible passage à la censure. De son côté, le président de la commission des finances LFI, Éric Coquerel, a affirmé que les députés insoumis s’opposeraient fermement à ce texte, le qualifiant de « dangerosité sociale ».

Critiques du Rassemblement National et d’autres forces

Le Rassemblement National a qualifié le budget de « consternant », tandis que des parlementaires comme François Ruffin l’ont décrit comme un « bricolage » qui ne résoudra pas la dette. La CGT, représentée par Sophie Binet, l’a jugé « injuste et dangereux », pointant du doigt la taxation des salariés, des retraités et des familles. Enfin, Marine Le Pen a rappelé son intention de proposer, en cas d’élection, une « règle d’or budgétaire » afin de contraindre le déficit à rester en dessous du seuil stabilisant de la dette.

Le texte devra encore être débattu au Parlement avant d’être adopté, et il est probable que de nouvelles négociations modifient le table