En 2021, Arden Williams et sa compagne gagnaient chacun à peine 12 $/heure. Sans aucun diplôme spécialisé ni apport bancaire conséquent, ils ont décidé de se lancer dans le house-hacking acheter un bien, y vivre et le louer partiellement à des colocataires pour financer le prêt. Leur premier projet s’est déroulé à Wilmington, en Caroline du Nord, où ils ont acquis une maison de trois chambres et deux salles de bains pour 285 000 $, en payant 3 % d’intérêt et en apportant 30 000 $ de mise de fonds.
Premier house-hack: le déclic à Wilmington
Le couple a invité deux collègues pompiers à occuper les chambres libres, facturant à chaque locataire environ 700 $ par mois. Cette configuration leur a permis de couvrir presque entièrement la mensualité de 1 300 $, à laquelle s’ajoutaient frais d’assurance et taxes. En moins d’un an, le loyer total est passé à 2 450 $, tandis que le service de la dette, incluant taxes et assurance, s’élevait à 1 550 $. Le résultat ? Un cash-flow positif d’environ 900 $ chaque mois, sans compter les dépenses courantes.
Répliquer le modèle: deux achats successifs
Fort de ce premier succès, le duo a repris le même principe en juillet 2023, en achetant une seconde maison de même taille dans le centre-ville de Wilmington pour 325 000 $. Cette fois-ci, le taux d’intérêt était plus élevé (6,8 %) et ils ont versé 52 000 $ d’apport. Le prêt mensuel était d’environ 1 900 $, mais les loyers perçus (2 500 $) couvraient largement les dépenses, ne laissant qu’un différentiel de quelques dizaines de dollars à régler chaque mois. Un avantage supplémentaire était l’acquisition d’un terrain supplémentaire, évalué à 5 000 $ mais dont la valeur de marché a rapidement atteint 70 000 $.
Le troisième investissement, réalisé la même année, a pris la forme d’un live-in flip achat à 270 000 $, rénovation de 25 000 $ (moins que le budget initial de 30 000 $) et mise de 40 000 $ d’apport. Le bien, de 1 200 ft² sur un demi-acre, a été acquis avec un prêt à taux fixe de 30 ans. Après les travaux, la maison s’est appréciée à 300 000 $, ce qui a permis aux propriétaires de souscrire un HELOC de 45 000 $ pour financer la construction d’un ADU sur le même terrain.
Le projet ADU et la vision à long terme
L’ADU, ou « accessory dwelling unit », est une petite habitation indépendante de 570 ft², comprenant une chambre, une salle de bain et un salon. Le permis a été obtenu récemment, et les travaux devraient durer 150 jours, avec un coût total estimé à 128 000 $. Une fois terminée, Arden prévoit de le louer à environ 1 500 $ par mois, générant L’évaluation post-travaux situe la valeur de l’ensemble du bien à près de 390 000 $, soit une plus-value substantielle par rapport aux coûts d’acquisition et de rénovation.
Grâce à ces stratégies, le couple a pu quitter leurs emplois de pompier et d’assistante d’enseignement pour financer un tour du monde d’un an, puis revenir à la vie professionnelle à temps partiel tout en continuant à gérer leur portefeuille immobilier. Leur objectif actuel est de posséder entre six et dix unités, en privilégiant la gestion autonome pour éviter les frais de gestion externes. Arden a même obtenu sa licence immobilière en février 2024, afin de réduire les commissions de vente et d’aider d’autres investisseurs curieux.



