En octobre 2026, le cabinet de conseil Vae Solis s’allie à la plateforme de veille Polyfact pour mettre à disposition du public une cartographie interactive de la campagne présidentielle prévue en 2027. L’outil, ouvert aux médias, aux entreprises et aux organisations de la société civile, propose une double navigation: par candidat ou par thématique, afin d’identifier les experts et les acteurs qui façonnent les programmes électoraux.
À quelques semaines seulement de la dénonciation officielle de la première loi du Vatican contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (AML/CFT), le cardinal Anthony Ekpo président du Comité pour la sécurité financière du Saint-Siège, rappelle l’importance d’une responsabilité partagée et annonce de nouvelles orientations face aux enjeux technologiques du crime financier.
Fonctionnement et portée de la cartographie présidentielle 2027
La plateforme exploite des données publiques (déclarations parlementaires, publications officielles, registres de l’Union européenne) que l’IA de Polyfact croise avec l’expertise terrain de Vae Solis. En cliquant sur le nom d’un candidat, l’utilisateur accède à la composition détaillée de son équipe, tandis qu’une recherche par thème révèle quels acteurs interviennent pour chaque programme.
Cette approche « double entrée » vise à rendre plus transparente la construction des programmes électoraux souvent perçue comme opaque. Les médias pourront
Défis technologiques et garanties de fiabilité
Polyfact utilise des algorithmes d’apprentissage automatique pour extraire, nettoyer et associer les informations recueillies. La vérification humaine reste cependant cruciale: les analystes de Vae Solis examinent chaque correspondance afin d’éviter les faux positifs. Le dispositif s’appuie aussi sur les bases de données législatives françaises (Assemblée nationale, Sénat), sur Légifrance et sur les documents des régulateurs européens, garantissant une couverture exhaustive du paysage institutionnel.
Le Saint-Siège, quinze ans après la première loi AML/CFT
Le 29 septembre 2026, lors d’un colloque international à l’université Luiss de Rome, le cardinal Anthony Ekpo a rappelé les origines de la législation du Vatican adoptée le 30 décembre 2010 (loi n° 127). Cette ordonnance a créé le premier cadre complet de prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, étendu par le pape Benoît XVI à l’ensemble des institutions du Saint-Siège.
Depuis, le Vatican a consolidé sa coopération avec les instances internationales (Moneyval, Egmont), a mis en place des évaluations externes périodiques et a renforcé ses mécanismes de surveillance financière de renseignement et de coordination. Le cardinal Ekpo a souligné que les avancées technologiques – crypto-actifs, IA, transactions transfrontalières instantanées – exigent une législation toujours plus robuste, mais surtout des institutions capables d’interpréter et d’appliquer ces règles avec expertise.
Perspectives pour les quinze prochaines années
Selon Ekpo, les défis à venir incluent la maîtrise des actifs virtuels la détection d’anomalies à l’aide de l’IA et la coopération accrue entre les autorités fiscales et les organes de renseignement. Il a insisté sur la nécessité d’une « culture de la responsabilité », où chaque acteur, du juriste au technologue, partage la charge de protéger les ressources financières qui doivent servir le bien commun et les missions caritatives de la Cité du Vatican.
Le pape François, en 2020, avait rappelé que « l’argent doit servir, et non gouverner », un principe que le Saint-Siège continue de mettre en pratique grâce à la création d’une Autorité de surveillance et d’information financières (ASIF) renforcée, officialisée par le chirographe du 25 juin 2026.
Ces deux initiatives – la cartographie des équipes présidentielles et le renforcement de la lutte anti-blanchiment du Vatican – illustrent la manière dont la transparence, soutenue par l’IA et la coopération internationale, devient le fil conducteur des enjeux politiques et financiers contemporains.



