Bpifrance, la banque publique d’investissement française, a annoncé le lancement de son nouveau fonds non coté, Blue Sea. Ce fonds vise à combler une lacune de marché en France, où les investissements de grande envergure dans le non-coté sont souvent dominés par des fonds américains.
José Gonzalo, directeur exécutif chargé du capital développement chez Bpifrance, a indiqué que le fonds Blue Sea vise à lever quatre milliards d’eurosidéalement cinq, avec une contribution de Bpifrance comprise entre 20 et 25% de la totalité du fonds. Cette initiative intervient alors que le fonds Lac1, dédié aux multinationales françaises cotées, arrive à échéance avec quelque 5 milliards d’euros investis.
Une initiative pour attirer des investisseurs internationaux
Bpifrance cherche à attirer des investisseurs du monde entier, y compris du Moyen-Orientde l’Amérique du Nordde l’Europe et de l’Asie. José Gonzalo a mentionné des voyages prévus au Japon et en Corée du Sud avec Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, pour promouvoir le fonds.
L’un des objectifs de Blue Sea est de soutenir l’expansion de start-ups françaises comme Mistralune entreprise d’intelligence artificielle qui nécessite des investissements importants pour croître. Bpifrance détient actuellement environ 700 participationsavec 30 milliards d’euros d’actifs sous gestion. En 2026, la banque a réalisé 2,5 milliards d’euros d’investissements et 3,2 milliards d’euros de cessions.
Défendre la mission d’intérêt général
José Gonzalo a souligné les spécificités de Bpifrance, souvent critiquée pour être principalement guidée par la performance financière au détriment de sa mission d’intérêt général. Il a répondu à ces critiques en affirmant que le profit n’est pas un mot taboucar la banque doit rendre des comptes aux Français. Cependant, il a également mis en avant les initiatives de Bpifrance qui vont au-delà de la simple recherche de profit.
Parmi ces initiatives, on trouve des investissements dans des technologies non rentables pour les aider à croître, des partenariats avec des coopératives, et le soutien aux PME pour leur première ouverture de capital. Le fonds Blue Spring, par exemple, investit dans des petites sociétés cotées en déshérence pour leur redonner de l’énergie. Ce ne sont pas les fonds spéculatifs qui feraient çaa conclu José Gonzalo.



