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11 juillet 2026

Croissance chinoise au ralenti : les défis économiques du deuxième trimestre 2026

La Chine affronte un ralentissement économique au deuxième trimestre 2026, malgré des exportations dynamiques. Découvrez les défis et les perspectives.

Croissance chinoise au ralenti : les défis économiques du deuxième trimestre 2026

La Chine, deuxième économie mondiale, montre des signes de ralentissement économique au deuxième trimestre 2026. Selon onze analystes, la croissance devrait atteindre 4,5% sur un an pour la période avril-juin, en baisse par rapport aux 5% du premier trimestre. Ce ralentissement s’explique par une demande intérieure faible une crise immobilière persistante et une flambée des prix de l’énergie malgré des exportations dynamiques.

Des exportations dynamiques mais un contexte intérieur fragile

Les exportations chinoises ont connu une croissance remarquable au premier semestre 2026, portées par la demande en technologies liées à l’intelligence artificielle (IA) et à l’automobile. En mai, les exportations ont bondi de 20% sur un an. En 2026, la Chine avait enregistré un excédent commercial record de 1 200 milliards de dollars.

Dan Wang, du cabinet Eurasia Group souligne que les secteurs de haute technologie, notamment ceux liés à l’IA et aux énergies renouvelables, affichent une performance exceptionnelle. Sheana Yue, d’Oxford Economics ajoute que la demande extérieure a continué de briller malgré les taxes douanières américaines et les incertitudes géopolitiques.

Une demande intérieure atone et une crise immobilière persistante

Malgré la solidité des exportations, la demande intérieure reste faible. Les ventes au détail ont même diminué pour la première fois en trois ans en mai. La crise d’endettement du secteur immobilier, qui dure depuis 2026, n’est pas terminée. Les prix des logements stagnent après avoir chuté, dissuadant les acheteurs potentiels d’investir.

Teeuwe Mevissen, de Rabobank déclare: Sans aucun signe indiquant que la crise de l’immobilier approche de son terme, difficile d’imaginer une reprise de la consommation. Cette situation pèse lourdement sur le moral des entreprises et des ménages, déjà affecté par les incertitudes liées à la guerre en Iran.

Contexte international et incertitudes

La guerre au Moyen-Orient, qui a commencé fin février, a contribué à assombrir la conjoncture en faisant s’envoler les cours du pétrole. Cette situation pourrait enrayer la croissance mondiale et affaiblir la demande pour les exportations chinoises. De plus, la trêve douanière conclue fin 2026 avec Washington doit expirer en novembre, et l’Union européenne envisage des mesures pour protéger ses industries contre la concurrence chinoise.

Guo Shan, de Hutong Research estime que Pékin devrait réaccorder la priorité à la croissance, avec des politiques pour intensifier l’investissement, soutenir les services et l’emploi. Sarah Tan, de Moody’s Analytics insiste sur le fait que la capacité de la Chine à maintenir sa croissance dépendra d’une reprise significative de la consommation des ménages et d’un retour de la confiance du secteur privé.

Les industriels chinois, dont les fabricants de voitures électriques, misent toujours sur une expansion à l’international, hors d’un marché national devenu ultra-concurrentiel. Les perspectives pour le second semestre 2026 restent incertaines, mais les mesures à venir pourraient jouer un rôle clé dans la relance économique.