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14 août 2026

Financements record pour les start-up africaines en 2026 : mobilité électrique et santé en tête

Les start-up africaines sont en passe de battre des records de financements en 2026, avec des investissements majeurs dans la mobilité électrique et la santé.

Financements record pour les start-up africaines en 2026 : mobilité électrique et santé en tête

En 2026, les start-up africaines connaissent un essor sans précédent en matière de financements. Les secteurs de la mobilité électrique et de la santé attirent particulièrement les investisseurs, marquant une reprise après deux années de contraction du capital-risque sur le continent. Cette dynamique prometteuse s’inscrit dans un contexte où les jeunes entreprises africaines ont déjà levé près de 1,4 milliard de dollars au premier semestre.

Cette croissance est notamment portée par des acteurs majeurs comme Spiro qui a annoncé 270 millions de dollars de nouveaux financements en juin. Les entreprises africaines de véhicules électriques ont Ces capitaux servent à financer des flottes de véhicules, des stations d’échange de batteries et des infrastructures énergétiques.

Une concentration des financements autour de quelques acteurs

Malgré cette progression, les financements restent fortement concentrés. À fin mai, les financements africains étaient encore en recul par rapport à 2026. C’est notamment la méga-levée de Spiro en juin qui a permis de ramener le premier semestre pratiquement au niveau de l’année précédente. Les données disponibles montrent également que moins d’entreprises parviennent à lever des capitaux, tandis qu’une part croissante des montants est captée par quelques sociétés capables de démontrer leur potentiel de croissance.

La nature du financement évolue également. Environ 450 millions de dollars des 1,36 milliard mobilisés au premier semestre provenaient de la dette, contre quelque 900 millions de dollars en fonds propres. Pour les entreprises de mobilité, d’énergie ou de santé disposant déjà de revenus et d’actifs, la dette permet de financer leur expansion sans céder continuellement de nouvelles parts de leur capital.

Moove, une licorne africaine en pleine expansion

La société Moove plateforme de financement automobile fondée à Lagos, vient de mobiliser 250 millions de dollars auprès d’un tour d’investisseurs internationaux. Cette opération porte la valorisation de la fintech nigériane à 2,1 milliards de dollars, un seuil qui la maintient au sein du club restreint des licornes africaines. Moove s’est positionnée sur un segment mal servi par le crédit bancaire classique: le financement des véhicules destinés aux chauffeurs travaillant pour les plateformes de VTC et de livraison.

La fintech nigériane propose des solutions de leasing adossées aux revenus générés sur ces applications, avec des prélèvements automatiques sur les recettes hebdomadaires. Ce mécanisme réduit le risque de défaut et permet d’ouvrir la propriété d’un véhicule à des travailleurs indépendants souvent exclus du crédit traditionnel. Moove opère aujourd’hui dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, mais aussi au Royaume-Uni, aux Émirats arabes unis, en Inde et en Afrique du Sud.

La Côte d’Ivoire mise sur son Startup Act

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son Startup Act. Après l’adoption en novembre 2026 de la loi relative à la promotion des start-up numériques, le pays entre dans une phase opérationnelle destinée à permettre aux entreprises éligibles d’obtenir le Label Startup Numérique et d’accéder aux avantages prévus par le dispositif.

Ce label constitue la porte d’entrée vers les mesures d’accompagnement instaurées par l’État. La Côte d’Ivoire a notamment mis en place un Comité de labellisation chargé de valider et contrôler le Label Startup Numérique, Les premiers bénéfices sont désormais très concrets, avec trois années d’exonérations fiscales pour les start-up numériques labellisées.

Le passage à la phase opérationnelle est donc déterminant pour l’écosystème ivoirien. Les avantages inscrits dans la loi peuvent commencer à devenir accessibles aux entreprises qui obtiennent effectivement le label. Toutes les start-up ne seront toutefois pas automatiquement concernées, les mesures fiscales étant réservées aux start-up numériques labellisées répondant aux conditions prévues par les textes.