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17 octobre 2026

Fiscalité crypto en Allemagne : ce qui change avec la nouvelle taxe de 25 %

À partir de 2027, les plus-values sur cryptomonnaies en Allemagne seront imposées à 25 %, mettant fin à l'exonération après un an. Découvrez les implications.

Fiscalité crypto en Allemagne : ce qui change avec la nouvelle taxe de 25 %

Le ministère fédéral des Finances dirigé par Lars Klingbeil a présenté le 8 septembre 2026 un projet de loi en Allemagne qui modifie la fiscalité des cryptomonnaies à compter de 2027.

La réforme a été conçue pour aligner le traitement des actifs numériques sur celui des valeurs mobilières et pour mettre fin à l’exonération après un an. Ultimo aggiornamento: 9 settembre 2026.

Pourquoi cette réforme change le paysage fiscal allemand

Le projet de loi a supprimé l’avantage qui exonérait les plus-values après douze mois de détention et a introduit un prélèvement forfaitaire de 25 % sur toutes les plus-values, auquel s’ajoute une contribution de solidarité de 5,5 %, portant le taux effectif à 26,375 %. Cette harmonisation vise à réduire les écarts entre la fiscalité des cryptomonnaies et celle des placements financiers traditionnels pratiqués dans l’Union. Le texte entend aussi redéfinir certains revenus issus des activités sur crypto, afin d’assurer un cadre fiscal homogène pour différents profils d’investisseurs.

Ce que prévoit précisément le texte et le calendrier d’application

Le projet fixe une date charnière au 31 décembre 2026 les cryptomonnaies acquises avant cette date garderaient le régime actuel, avec exonération après un an, tandis que celles achetées après seront soumises au nouveau taux forfaitaire de 25 %, majoré de la contribution de 5,5 % pour atteindre 26,375 %. La loi devrait entrer en vigueur en janvier 2027 avec une application effective des prélèvements à partir de 2028 ce décalage visant à laisser un délai d’adaptation aux prestataires de services sur actifs numériques.

Le texte requalifie par ailleurs les revenus tirés du prêt et du staking en revenus de capitaux imposables selon le même régime. Les détenteurs devront conserver tous leurs justificatifs d’achat; à défaut, une imposition forfaitaire de 25 % pourra s’appliquer sans prise en compte du prix d’achat d’origine.

Qui est concerné et quels sont les effets fiscaux

La réforme affectera différemment les profils d’investisseurs: les détenteurs à long terme perdront l’exonération qui faisait l’attractivité de l’Allemagne pour les placements crypto, tandis que les traders à court terme verront leur imposition harmonisée à 26,375 % au lieu d’un barème progressif pouvant atteindre 45 %. Le gouvernement a souligné que l’harmonisation vise à traiter les cryptomonnaies comme des valeurs mobilières, rapprochant

Le projet prévoit des exclusions: certains NFT certains stablecoins, les jetons assimilés à des titres financiers et certains jetons adossés à des actifs réels resteront soumis à des règles spécifiques et n’entreront pas automatiquement dans le nouveau régime forfaitaire.

Estimation des recettes et contexte international

Le ministère des Finances a anticipé des recettes supplémentaires de 160 millions d’euros en 2028 montant qui devrait atteindre environ 350 millions par an en 2031. Ces estimations montrent un rendement limité à l’échelle du budget fédéral mais traduisent une volonté d’harmonisation fiscale au niveau de l’Union. La réforme sit u e l’Allemagne dans la mouvance internationale de normalisation fiscale des actifs numériques: certains pays ont déjà réduit ou supprimé des abattements, et la France applique pour sa part un prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les plus-values d’actifs numériques.

Aux termes du projet, le régime allemand, à 26,375 %, resterait légèrement plus favorable que le taux français de 30 %, mais la suppression de l’exonération après un an efface l’originalité du cadre allemand.

Le ministère a également prévu des dispositions opérationnelles: les prestataires de services devront adapter leurs systèmes pour la collecte et la conservation des justificatifs des clients, et le calendrier d’entrée en vigueur vise à limiter les effets de rétroactivité.

Le texte est présenté comme un projet de loi et devra suivre l’examen parlementaire avant toute adoption définitive. Les éléments du projet, y compris la date du 31 décembre 2026 et les modalités de traitement des justificatifs d’achat, pourraient évoluer au cours du processus législatif.