Lors de son dernier tour de route, le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard a présenté une feuille de route centrée sur deux piliers: un budget équilibré et une politique industrielle renouvelée. Selon lui, la conformité aux règles budgétaires ne se limite pas à la loi, c’est aussi un respect du pouvoir d’achat des contribuables. Il déplore notamment un service de la dette de 10,5 milliards de dollars et promet de ramener les comptes à zéro d’ici 2030.
Une politique industrielle tournée vers les atouts du Québec
Le programme industriel proposé par Milliard s’appuie d’abord sur les secteurs dits « primaires »: agriculture, foresterie et mines. Plutôt que de les considérer comme des activités en déclin, il les décrit comme des richesses du futur. En agriculture, il veut protéger le modèle québécois et multiplier la production locale – il cite avec colère l’importation de carottes d’Israël et des Philippines alors que les mêmes légumes poussent à côté des CHSLD. Le secteur minier, selon lui, doit devenir un pilier de croissance, tout comme l’aéronautique et les sciences de la vie où il estime que des découvertes « exceptionnelles » peinent à être commercialisées.
Infrastructures, logement et diversification des marchés
Le Plan québécois des infrastructures (PQI) de 190 milliards de dollars, présenté au milieu de la campagne, consacre 75 % de son budget à l’entretien des routes, des réseaux municipaux et des équipements publics. Milliard veut inscrire cette proportion dans la loi jusqu’à ce que 80 % des infrastructures soient jugées « satisfaisantes ». Parallèlement, il vise la construction de 100 000 logements annuels d’ici 2030, estimant que le développement économique passe d’abord par un logement abordable pour les travailleurs.
En matière d’exportations, il ambitionne de faire passer 10 à 15 % des ventes du Québec de la dépendance aux États-Unis vers de nouveaux partenaires, notamment l’Afrique francophone et l’Asie du Sud-Est. Pour y parvenir, il compte exploiter le réseau de représentations internationales de la province et mobiliser les diasporas locales, souvent sous-utilisées, afin d’ouvrir des passerelles commerciales.
Stimuler l’entrepreneuriat et alléger la fiscalité
Face à la chute du nombre d’entrepreneurs, Milliard promet de « dérouler le tapis rouge » aux PME. Il propose de réduire le fardeau fiscal, d’alléger les taxes sur la masse salariale et de mettre en place des programmes de soutien à la santé mentale des chefs d’entreprise. Un dispositif particulier permettrait aux particuliers d’investir jusqu’à 60 000 $ de leur REER dans l’achat ou la reprise d’une première entreprise, avec report d’impôt et exemption des gains.
Les autres partis et leurs approches autour des PME
À l’approche des élections législatives du 23 septembre 2026, plusieurs formations politiques au Maroc (PJD, PAM, USFP, RNI, Istiqlal) détaillent leurs stratégies pour les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Le PJD mise sur une part minimale de financement bancaire réservée aux TPME et sur un processus de demande simplifié. Le PAM propose d’accompagner 60 000 entreprises avec incubateurs, garanties et exonération d’impôt sur les sociétés pendant cinq ans, à condition de créer trois emplois. L’USFP mise sur un renforcement des garanties publiques et la mise en place d’un fonds de restructuration. Le RNI veut maintenir l’investissement à 33 % du PIB et digitaliser les procédures, tandis que l’Istiqlal pousse le contenu local à 50 % dans les projets énergétiques d’ici 2031.
L’initiative française « Impulsion IA 2027 »
Parallèlement, le gouvernement français lance le programme Impulsion IA 2027 avec l’objectif de faire accéder 30 millions d’actifs aux outils d’intelligence artificielle via les canaux déjà existants: Pix, les CFA, le CPF et France Travail. La plateforme Explore IA développée avec Pix, ouvrira en janvier 2027 un catalogue de formations gratuites, de certifications et de parcours d’accompagnement. L’idée n’est pas de créer une nouvelle école, mais d’insérer l’IA dans les filières de formation continue et d’apprentissage, afin que chaque demandeur d’emploi ou petite entreprise puisse obtenir une première expérience concrète avec les technologies génératives.
Ce double mouvement – la volonté québécoise de rééquilibrer les comptes et de moderniser son industrie, combinée à l’effort français d’insertion massive de l’IA – montre que les gouvernements mettent l’accent sur la compétitivité et la résilience économiques, que ce soit par la fiscalité, l’infrastructure ou la formation numérique.



