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13 juin 2026

Mai 2026 : L’inflation s’accélère à 2,4 % grâce à la hausse des coûts énergétiques

En mai 2026, l'inflation en France a grimpé à 2,4 %, principalement en raison de la hausse des prix de l'énergie. Découvrez comment cela affecte votre pouvoir d'achat.

Mai 2026 : L'inflation s'accélère à 2,4 % grâce à la hausse des coûts énergétiques

En mai 2026, l’inflation en France a connu une accélération notable, atteignant 2,4 % sur un an, contre 2,2 % en avril. Cette hausse est principalement attribuée à l’augmentation des prix de l’énergieen particulier ceux du gaz, qui ont bondi de 11,3 % sur un an. Cette situation s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques et de conditions climatiques extrêmes.

Les factures énergétiques des ménages français subissent une pression croissante, avec des répercussions directes sur le pouvoir d’achat. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) prévoit même une contraction du pouvoir d’achat de 0,7 % en 2026, après une stabilité en 2026. Cette tendance inquiétante est amplifiée par la fin des dispositifs de soutien mis en place précédemment.

Le choc gaz, un facteur géopolitique

Le prix du gaz a été fortement impacté par les tensions en Iran, où une offensive des États-Unis et d’Israël a déclenché une flambée des prix sur le marché européen. L’indice TTF est passé de 31,959 euros/MWh à un pic de 74 euros/MWh, entraînant une hausse du prix repère du gaz de 15,4 % au 1er mai. Bien que le prix ait légèrement baissé au 1er juin, il reste supérieur à son niveau d’avant-guerre.

La France, qui importe 98 % du gaz qu’elle consomme, subit directement ces variations. La Commission de régulation de l’énergie a attribué cette flambée aux effets de la guerre en Iran sur le marché de gros. Les ménages français doivent donc faire face à des factures énergétiques plus élevées, sans les amortisseurs qui existaient auparavant.

La canicule de mai, un autre facteur aggravant

En plus des tensions géopolitiques, la France a connu un épisode de chaleur sans précédent pour la saison en mai 2026. Météo-France a déclenché la première Vigilance canicule jamais activée au mois de mai depuis 2004. Cet épisode de chaleur a entraîné une augmentation de la consommation électrique, avec des températures atteignant 34,3 °C à Paris le 30 mai.

La consommation électrique a bondi, avec un pic à 57 gigawatts, contre moins de 51 GW un an plus tôt. Cette hausse de la consommation a des répercussions directes sur les factures des ménages, notamment ceux équipés de climatiseurs. Selon Engie Home Services, les demandes de devis pour des installations de climatisation ont augmenté de manière significative en juin 2026.

Le pouvoir d’achat sous pression

Les dépenses contraintes des ménages français ont augmenté, atteignant 1 186 € par mois en moyenne en 2026, contre 1 143 € en 2026. Ces dépenses pèsent désormais 34 % du revenu mensuel net moyen, et jusqu’à 65 % pour les 18-24 ans. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les dispositifs de soutien ont été démantelés.

L’OFCE prévoit une inflation de 1,8 % en moyenne annuelle en 2026, avec un pouvoir d’achat amputé de 0,7 %. Dans un scénario d’escalade en Iran, l’inflation pourrait atteindre 3,2 % en 2026 et 2,2 % en. Ces projections soulignent l’importance de trouver des solutions pour atténuer l’impact de ces chocs sur le pouvoir d’achat des ménages.