Depuis 1948, la médaille d’honneur du travail récompense les salariés pour leur dévouement et leur ancienneté. Cette distinction, bien que principalement honorifique, s’accompagnait souvent d’une prime exonérée d’impôts. Cependant, la loi de finances pour 2026 vient bouleverser cette tradition.
Cette médaille, attribuée par la préfecture, existe en plusieurs échelons: argent pour 20 ans d’ancienneté, vermeil pour 30 ans, or pour 35 ans, et la grande médaille d’or pour 40 ans. Les périodes de chômage ne sont pas comptabilisées, mais les congés de maternité, les stages, et les congés de formation le sont.
Une prime désormais imposable
Jusqu’à présent, la prime versée à l’occasion de la remise de cette médaille était exonérée d’impôt sur le revenu pour la partie inférieure à un mois de salaire. Cependant, l’article 17 de la loi de finances pour 2026 abroge cet avantage fiscal. Les sommes perçues ne seront donc plus aussi intéressantes qu’auparavant.
Cette prime, qui pouvait atteindre jusqu’à un mois de salaire dans certains secteurs, voire trois mois dans les cas les plus rares, sera désormais soumise à l’impôt. Les gratifications perçues à compter du 1er janvier 2026 devront être déclarées avec les revenus de 2026, lors de la déclaration effectuée en 2027.
Les impacts pour les salariés
Cette mesure touche environ 300 000 salariés chaque année. La prime, souvent versée en fonction des conventions collectives, était un avantage motivant pour de nombreux salariés expérimentés. Avec cette nouvelle imposition, la somme virée directement sur le compte en banque du salarié sera drastiquement diminuée, affectant
Les salariés concernés devront désormais intégrer cette prime dans leurs traitements et salaires inscrits dans la déclaration de revenus. Cette mesure, bien que justifiée par la recherche de recettes fiscales supplémentaires est perçue comme un coup dur pour les travailleurs les plus anciens.
La retraite anticipée pour carrière longue
Par ailleurs, les salariés nés après 1964 peuvent bénéficier d’une retraite anticipée pour carrière longue, sous certaines conditions. Cette mesure permet à certains Français de partir à la retraite plus tôt que l’âge légal, fixé à 64 ans.
Pour en bénéficier, il faut avoir commencé à travailler jeune et avoir suffisamment cotisé. Par exemple, une personne née en 1965 ayant commencé à travailler avant 18 ans peut partir autour de 60 ans et 9 mois. Les trimestres pris en compte peuvent être des périodes cotisées ou assimilées, comme les périodes de maladie, de maternité, ou de chômage indemnisé.
Cette mesure de retraite anticipée est une lueur d’espoir pour les salariés les plus âgés, même si elle ne compense pas entièrement la perte de l’exonération fiscale sur la prime de la médaille d’honneur du travail.

