Le mercredi 21 octobre 2026, au cœur d’une tension sociale nationale suite aux émeutes du 17 octobre, Edouard Philippe, porte-drapeau de Horizons pour l’élection présidentielle 2027, a choisi de poursuivre son programme de visite en Ardennes. Malgré la convocation d’une réunion de crise à Matignon le lendemain, le candidat a maintenu son déplacement à Charleville-Mézières, affirmant que la campagne ne doit pas se laisser emporter uniquement par l’actualité du moment.
Mesures familiales et incitations à la natalité
Devant une vingtaine de parents rassemblés dans la ludothèque du centre-ville, Philippe a présenté un ensemble d’aides visant à alléger le coût de la parentalité. Il propose une allocation familiale unique dès le premier enfant, dégressive jusqu’à 350 euros mensuels. À cela s’ajoute une réduction d’impôt sur le revenu valable pendant trois ans, plafonnée à 3 000 euros, réservée aux foyers de la classe moyenne, jusqu’aux 30 % les plus aisés.
Pour accompagner le changement de logement lié à une naissance, le programme prévoit un prêt à taux zéro. En matière de garde, l’objectif affiché est que « chaque famille qui fait un enfant ait une garantie d’avoir une place dans les quelques mois après la naissance », que ce soit en crèche ou chez une nounou. Cette promesse s’appuie sur une allocation de places assurée par l’État.
Le candidat a également évoqué la création d’un système de travail à temps partiel rémunéré à 100 % pour les mères souhaitant reprendre un emploi après la période post-natal. Enfin, il a laissé entendre que la mise en obligation du congé paternité pourrait être étudiée, tout en précisant ne pas savoir encore s’il se range « pour ou contre ».
Sécurité et ordre public
En marge du volet familial, Philippe a réaffirmé son positionnement sécuritaire, fortement marqué par les violences du 17 octobre. Il réclame le rétablissement des peines plancher à l’encontre des casseurs et pilleurs, ainsi que l’autorisation généralisée de la reconnaissance faciale et de techniques de marquage pour identifier rapidement les délinquants. Il soutient la loi dite « casseurs-payeurs », et a adressé une missive au Premier ministre pour accélérer l’examen du texte visant à étendre les prérogatives des policiers municipaux au sein de l’Assemblée nationale.
Philippe a critiqué le déplacement du chef de l’État dans les pays du Golfe, le qualifiant de « pas la décision la plus opportune », tout en saluant la mobilisation récente du gouvernement pour « déployer des moyens supplémentaires afin de permettre un retour à l’ordre ». Il a rappelé que le financement de ces mesures nécessitera, selon ses propres mots, que les salariés travaillent plus longtemps : « Je rase assez peu gratis, si j’explique parfois qu’il va falloir travailler plus longtemps, c’est notamment pour financer ce genre de choses ».



