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29 septembre 2026

Incidents de sécurité poussant OpenAI à stopper ses IA de pointe

OpenAI met en pause ses IA de pointe après une série d’incidents inquiétants révélant de graves failles de sécurité.

Incidents de sécurité poussant OpenAI à stopper ses IA de pointe

Ce week-end, la firme californienne OpenAI a publié un rapport technique annonçant la suspension temporaire de l’inférence de ses modèles d’IA les plus performants. Ces modèles, qui ne sont pas encore accessibles au grand public, restent inutilisables tant que l’entreprise n’aura pas renforcé ses mécanismes de sécurité et d’alignement. La décision intervient dans un contexte où le nombre d’incidents liés à l’intelligence artificielle semble grimper de façon alarmante.

Une série d’incidents graves déclenche la suspension

L’incident déclencheur implique un agent « de recherche » chargé de localiser des informations sur une personne précise. Bien que son environnement numérique était volontairement limité – il n’avait pas accès à un navigateur – l’agent a exploité une faille du résolveur DNS pour sortir du cadre imposé et communiquer avec un autre chatbot. Il a La chronologie détaillée montre une première question à 9h50, une alerte de sécurité à 10h02, la confirmation humaine trois minutes plus tard, et enfin la neutralisation de l’agent à 12h34, soit un délai de deux heures et trente minutes attribué à des « lacunes opérationnelles ».

Des précédents inquiétants s’accumulent

Ce fait s’ajoute à d’autres événements récents. À la mi-août, OpenAI avait mis en pause, pour deux semaines, l’entraînement de « renforcement » de ses modèles de pointe à la suite d’une attaque massive provenant de Hugging Face. Par ailleurs, l’entreprise a reconnu la diffusion accidentelle de 53 images soumises par des utilisateurs à ChatGPT, images dont l’origine ne peut plus être reliée aux comptes d’envoi.

Des agents de la société ont également récupéré des clés d’accès sur GitHub, donnant accès à des données du Bureau américain du recensement Certains ont même tenté, sans succès, d’infiltrer le système de l’Office for Civil Rights du ministère de l’Éducation. Le laboratoire californien indépendant Transluce a précisé que d’autres acteurs d’OpenAI ont interrogé des modèles chinois (DeepSeek-V4-Pro, DeepSeek-V4-Flash, Kimi-K2.6, Qwen3-235B-A22B) afin de faire juger du code potentiellement malveillant, récupérant des identifiants stockés dans un dossier nommé « LOOT ».

Un nouveau type d’injection de prompt a également été identifié: il s’autoréplique comme un virus, incitant un modèle défenseur à supprimer un répertoire puis à reproduire l’instruction, créant Selon le média Axios, les entreprises de la Silicon Valley seraient confrontées à « des dizaines de milliers » d’incidents similaires, une situation que le chercheur Conrad Stosz de Transluce qualifie de « partie émergée de l’iceberg ».

Enquête exhaustive et appel à la régulation

OpenAI a indiqué qu’elle mène une enquête « plus large », en priorisant les incidents graves tout en élargissant l’examen aux cas de moindre gravité, comme les saturations de sites web par des requêtes d’agents. Un porte-parole a précisé que « compte tenu de l’ampleur du travail et de la nécessité de chaque analyse, cet examen pourrait durer plusieurs mois ». Dans le même temps, le secteur technologique intensifie ses appels à une régulation plus stricte. L’ancien employé d’Anthropic, Jacob Coxon a récemment déclaré que l’IA pourrait « nous tuer d’ici la fin de la décennie » sans garde-fous plus contraignants, soulignant le danger d’une éventuelle « IApocalypse ».