Dans le monde du rail, la Suisse est souvent associée à des paysages alpins et à des défis techniques uniques. C’est dans ce contexte que Stadler un constructeur suisse, a su se tailler une réputation enviable en se spécialisant dans les trains à crémaillère.
Alors que les géants comme Alstom et Siemens dominent le marché des trains à grande vitesse, Stadler a choisi de se concentrer sur des niches spécifiques, comme les trains adaptés aux terrains montagneux. Cette stratégie lui a permis de devenir un acteur incontournable dans le domaine des trains à crémaillère.
L’ascension de Stadler
Fondée en 1942, Stadler était à l’origine un modeste atelier. En 1989, Peter Spuhler un jeune ingénieur, reprend l’entreprise avec une poignée d’employés. Aujourd’hui, Stadler pèse environ 3,6 milliards de francs suisses de chiffre d’affaires et emploie quelque 15 000 salariés.
Le succès de Stadler repose sur sa capacité à répondre rapidement aux commandes moyennes et sur mesure, souvent négligées par les grands constructeurs. Son produit phare, le train régional FLIRT s’est écoulé à plus de 3 000 exemplaires dans 21 pays.
La crémaillère, un créneau de prédilection
Le système de crémaillère, inventé au XIXe siècle par l’ingénieur suisse Niklaus Riggenbach permet aux trains de grimper des pentes raides en s’agrippant à un rail denté. Stadler a perfectionné cette technologie, devenant le numéro un mondial dans ce domaine.
Les trains Stadler, comme le FINK sont conçus pour fonctionner en mode mixte: adhérence classique sur le plat et crémaillère dès que la pente devient trop raide. Ces trains sont particulièrement adaptés aux lignes alpines, comme celles de Zentralbahn en Suisse.
Des trains baptisés comme des oiseaux
Chez Zentralbahn, les trains Stadler portent des noms d’oiseaux. Le FINK par exemple, signifie « composition à plancher bas, rapide et innovante ». D’autres modèles, comme l’ADLER (aigle) et le SPATZ (moineau), suivent la même logique.
Le nouveau FINK offre 128 places assises, dont 17 en première classe. À partir du 13 décembre 2026, ces rames permettront à Zentralbahn de passer à une cadence à la demi-heure sur la ligne Lucerne-Engelberg.
Stadler face aux géants du rail
Bien que Stadler ne soit pas encore au niveau d’Alstom il a su se faire une place sur le marché européen. Le constructeur suisse pousse même ses pions plus loin avec des locomotives modulaires et des trains à hydrogène.
La prochaine étape pour Stadler pourrait être le marché français, une chasse gardée d’Alstom. Cependant, le constructeur suisse a déjà démontré sa capacité à innover et à s’adapter aux besoins spécifiques des clients.
Grâce à son expertise et son innovation, il défie les géants du rail et s’impose comme un acteur clé dans le domaine des transports ferroviaires.



