Le groupe américain Starbucks vient d’annoncer la cessation d’activité d’environ 250 établissements situés en Amérique du Nord. Cette décision, qui sera mise en œuvre d’ici la fin de l’exercice 2026, s’inscrit dans la deuxième vague de son programme de restructuration lancé par le PDG Brian Niccol.
Au total, le réseau nord-américain dénombre un peu plus de 18 000 cafés. Les fermetures annoncées représentent donc près de 1 % de l’ensemble, mais elles portent le nombre cumulé de sites clos depuis le début du plan à plus de 877. L’objectif affiché est de retirer les magasins jugés financièrement non viables ou incapables de délivrer l’expérience client attendue par la marque.
Le plan « Back to Starbucks » et ses grandes lignes
Depuis son arrivée en septembre 2024, Brian Niccol conduit un virage stratégique nommé « Back to Starbucks ». Ce programme comprend trois axes majeurs: simplification du menu, rénovation d’environ 1 500 boutiques d’ici fin 2026, et réduction du nombre de points de vente sous-performants. La volonté affichée est de recentrer l’offre sur le café traditionnel, de réduire les temps d’attente et d’améliorer la rentabilité par magasin.
En parallèle, la société a revu à la baisse ses objectifs d’expansion. Au lieu des 600 à 650 ouvertures nettes prévues initialement pour 2026, le nouveau prévisionnel tombe à 440 ouvertures dans le monde. Cette réduction s’explique par la nécessité de financer les coûts de restructuration estimés à près de 300 millions de dollars dont 200 M$ en cash pour les indemnités de licenciement et la résiliation des baux.
Chiffres clés des fermetures récentes
La première vague, qui a touché 627 magasins au cours de l’exercice 2025, a déjà été largement communiquée. La deuxième vague, annoncée le 24 septembre 2026, porte le total à plus de 800 fermetures en moins d’un an. Au 28 juin 2026, le décompte des points de vente en Amérique du Nord s’élevait à 18 371, soit une baisse de 2 % sur un an.
Les établissements ciblés sont principalement ceux qui n’ont pas atteint les objectifs de chiffre d’affaires ou qui ne respectent pas les standards d’espace et d’expérience client définis par la direction. Les magasins qui restent ouverts verront leurs locaux modernisés, avec un accent mis sur la rapidité du service et la qualité du produit.
Impact sur le personnel et les clients
Starbucks a indiqué qu’il tenterait de relocaliser le personnel concerné dans d’autres magasins lorsque cela était possible. En cas d’impossibilité, les employés recevront des indemnités de départ conformément aux législations locales. Le syndicat Starbucks Workers United a réagi en dénonçant les fermetures comme une trahison de la culture de l’entreprise et a annoncé le dépôt d’une requête officielle auprès de la direction.
Pour les consommateurs, la stratégie vise à améliorer l’expérience en boutique grâce à des espaces repensés et à une offre plus épurée. Le groupe espère
Perspectives à moyen terme
Malgré le retrait de plusieurs sites, Starbucks ne projette pas de se désengager du marché nord-américain. Au contraire, il continue d’investir dans des emplacements jugés stratégiques et prévoit des ouvertures nettes plus importantes à l’international pour compenser les fermetures locales. La société mise sur un modèle de croissance durable où chaque boutique doit générer une performance financière satisfaisante tout en reflétant les valeurs de la marque.
Les prochains mois seront déterminants pour mesurer si le plan « Back to Starbucks » parviendra à restaurer la confiance des investisseurs tout en conservant la fidélité des clients.



