Ladette publique américainesuscite souvent des débats animés, émaillés de chiffres alarmants. Les médias et les analystes évoquent régulièrement des termes tels que « trop élevée », « insoutenable », ou encore « bombe à retardement ». Pourtant, pour les investisseurs, se concentrer sur des éléments plus profonds derrière ces chiffres est essentiel.
À la différence des emprunts des ménages ou des entreprises, ladette souveraineprésente des caractéristiques distinctes. Son risque dépend de plusieurs facteurs, tels que le type de détenteur, la devise dans laquelle elle est émise,
Index du contenu:
Les ratios de la dette ne racontent pas toute l’histoire
Actuellement, le rapportdette/PIBdes États-Unis atteint environ 128 %, un chiffre comparable à celui d’autres pays comme la France, l’Italie ou le Royaume-Uni. En revanche, le Japon affiche un ratio supérieur à 230 % sans connaître de stress de financement immédiat. Pourquoi une telle disparité ? La réponse réside dans la dépendance étrangère. Ce n’est pas tant la dette absolue qui importe, mais plutôt la manière dont elle est financée.
Une comparaison internationale
Pour mieux appréhender cette situation, considérons les chiffres suivants :
- Chine : environ 102 % de dette/PIB, dont seulement 3 % détenue par des étrangers.
- Japon : environ 230 % de dette/PIB, avec 12 % détenue par des étrangers.
- États-Unis : environ 128 % de dette/PIB, dont 22 % détenue par des étrangers.
Les États-Unis se distinguent par une dette largement financée par des acteurs nationaux. Environ trois quarts de la dette américaine sont détenus par des investisseurs domestiques, notamment des comptes intragouvernementaux, laRéserve fédérale,
Qui détient réellement la dette américaine ?
Les données de cette analyse proviennent des statistiques del’IMFet des rapports de laRéserve fédérale. La majorité de la dette est Les étrangers, quant à eux, représentent environ 22 % des détenteurs de cette dette, une proportion qui a évolué récemment. Par exemple, le Japon est devenu le principal créancier étranger, tandis que la Chine a réduit son exposition.
Rééquilibrage des portefeuilles
Cela ne constitue pas une fuite de capitaux, mais plutôt un rééquilibrage des portefeuilles, avec des investissements de plus en plus diversifiés à travers l’Europe, les pays exportateurs de pétrole et les gestionnaires de réserves. Les États-Unis ne dépendent donc pas d’une seule classe de créanciers externes pour leur financement.
Le rôle croissant des stablecoins
Un changement remarquable se produit dans la manière dont la dette est intermédiaire. Les banques centrales se trouvent de plus en plus contraintes par la taille de leurs bilans, tandis que les gestionnaires de réserves souverains diversifient leurs actifs. Dans ce contexte, lesstablecoinsémergent comme de nouveaux acteurs sur le marché, agissant comme des rails de règlement en dollars et intégrant une proportion significative d’obligations du Trésor dans leurs bilans.
Une nouvelle dynamique d’achat
Actuellement, la fourniture combinée de stablecoins avoisine 135 à 140 milliards de dollars, dont 70 à 80 % sont alloués à des titres du Trésor à court terme. Cette préférence découle de considérations structurelles, et non simplement idéologiques. La clarté réglementaire favorise un soutien sans risque, tandis que les exigences de liquidité imposent des durées courtes.
LesTreasuriesdeviennent donc indispensables, car elles constituent la seule classe d’actifs capable de fonctionner à grande échelle.
Implications pour le débat sur la dette
À la différence des emprunts des ménages ou des entreprises, ladette souveraineprésente des caractéristiques distinctes. Son risque dépend de plusieurs facteurs, tels que le type de détenteur, la devise dans laquelle elle est émise, 0
À la différence des emprunts des ménages ou des entreprises, ladette souveraineprésente des caractéristiques distinctes. Son risque dépend de plusieurs facteurs, tels que le type de détenteur, la devise dans laquelle elle est émise, 1
