La souscription à uneassurance invaliditésoulève souvent des questions, notamment celle de lapériode d’attente. Cette période, également désignée comme période d’élimination, correspond au laps de temps entre le début de votre invalidité et le moment où vous commencez à percevoir des paiements de votre assurance. Comprendre cette mécanique est indispensable pour éviter des désagréments financiers inattendus.
Récemment, un médecin a été confronté à des symptômes neurologiques persistants. Bien qu’il ait pu reprendre son activité après 96 jours, le montant perçu de son assurance s’est révélé dérisoire par rapport à ses pertes salariales. Après une période d’attente de 90 jours, il n’a reçu qu’un chèque de 1 500 euros, alors qu’il avait perdu plus de 100 000 euros.
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Comment fonctionne la période d’attente ?
Lapériode d’éliminationvarie généralement de 30 à 730 jours. La plupart des contrats d’assurance pour les médecins proposent des périodes de 30, 60, 90, 180, 365 ou même 730 jours. La période de 90 jours est souvent jugée comme un bon compromis, permettant de réduire les primes tout en garantissant un certain niveau de protection financière. Il est crucial de prévoir un plan pour les premiers 90 jours, car les prestations ne sont pas rétroactives.
Les nuances à considérer
Plusieurs subtilités doivent être prises en compte lors du choix de votre période d’attente. Certaines polices exigent que les jours soient consécutifs, tandis que d’autres peuvent accepter des périodes cumulatives. Si vous reprenez le travail pendant cette période, cela peut relancer le compteur. De surcroît, la plupart des polices de groupe exigent une incapacité totale pour que la période d’attente soit validée, ce qui peut poser problème en cas d’incapacité partielle.
Choisir la bonne période d’attente
La décision relative à la durée de la période d’attente doit être prise en fonction de votre situation financière personnelle. Plus la période est longue, moins vos primes seront élevées, mais votre capacité à faire face à des dépenses imprévues sera également mise à l’épreuve. Pour un médecin, une période de 90 jours est souvent jugée idéale, surtout si un fonds d’urgence est déjà constitué pour couvrir 3 à 6 mois de dépenses.
Calcul de la période d’attente
Pour déterminer la période d’attente qui vous convient le mieux, il est judicieux de réaliser quelques calculs. Par exemple, si vos dépenses mensuelles s’élèvent à 15 000 euros, pour une attente de 90 jours, vous aurez besoin de 45 000 euros en fonds d’urgence. En revanche, pour une période de 180 jours, il vous faudra disposer de 90 000 euros. Cela implique de comparer la différence de prime entre les deux options : par exemple, une prime de 260 euros pour 90 jours contre 220 euros pour 180 jours. Évaluer si l’économie de 40 euros par mois justifie une période d’attente plus longue est essentiel.
Coordonner la période d’attente avec d’autres couvertures
Avant de choisir votre assurance invalidité, examinez d’abord les bénéfices offerts par votre employeur, tels que lePTO(congés payés) et leSTD(assurance invalidité à court terme). Si vous disposez de 60 à 90 jours de congés payés, une période d’attente plus longue peut être envisagée. De plus, si votreGLTD(assurance invalidité à long terme de groupe) offre des prestations, il est crucial de s’assurer que votre assurance individuelle commence là où les bénéfices de l’employeur s’arrêtent.
En choisissant judicieusement, vous pouvez vous garantir une protection financière adéquate durant les moments difficiles. Prenez le temps d’examiner vos options et n’hésitez pas à consulter un expert pour éviter les erreurs coûteuses.
