En, j’ai décidé de tourner la page de ma carrière médicale après 42 années d’expériences et d’investissements. Mon voyage a commencé en 1984, alors que je débutais en tant qu’interne avec un patrimoine net négatif de 30 000 dollars. Tout au long de ces années, les erreurs que j’ai commises ont laissé une empreinte plus forte que mes succès. C’est à travers ces leçons que j’ai pu bâtir une richesse totale de 27 millions de dollars.
Il est souvent dit que pour réussir dans l’investissement à long terme, il faut de la constance, une planification rigoureuse, et une approche répétitive. Les erreurs, en revanche, sont mémorables et se démarquent souvent comme des taches sur une feuille vierge. Voici donc les enseignements tirés de mon parcours, qui pourront, je l’espère, éclairer d’autres professionnels dans leur propre quête de sécurité financière.
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Vivre frugalement pour prospérer
Un conseil souvent partagé par le Dr Jim Dahle, fondateur de WCI, est de vivre comme un résident même après être devenu médecin. J’ai pris cette recommandation à cœur, choisissant de vivre de manière modeste même en tant qu’interne. Avec un salaire d’un peu plus de 19 000 dollars lors de ma première année, j’ai réussi à épargner près de 5 000 dollars, en évitant l’achat d’une voiture et en me nourrissant principalement à l’hôpital, où des repas étaient souvent gratuits ou à prix réduit.
Ce qui peut sembler être un sacrifice pour une économie de 5 000 dollars s’est transformé, grâce à l’effet de capitalisation, en un investissement aujourd’hui évalué à environ 400 000 dollars. En fait, l’argent que j’ai économisé durant mes quatre années de résidence représente aujourd’hui environ 1,2 million de dollars dans ma fortune actuelle. Cela démontre que même de petites économies, lorsqu’elles sont bien investies dès le départ, peuvent conduire à des résultats financiers impressionnants.
Engagement envers l’épargne
Il est essentiel de s’engager dès le début à épargner. Que ce soit pour un plan de retraite ou pour rembourser des prêts étudiants (j’en avais 30 000 à l’époque), cet engagement vous oblige à vivre en fonction de vos moyens. Un objectif raisonnable est d’épargner au moins 25 % de vos revenus bruts. Au fil des ans, j’ai pu épargner entre 25 et 80 % de mes revenus, tout en menant un style de vie confortable.
En intégrant cette habitude, vous cessez de penser à des dépenses superflues comme des vacances luxueuses ou des voitures de sport. Je n’ai jamais regretté l’argent épargné, mais il y a eu des moments où j’ai regretté des achats qui ne m’ont finalement pas apporté le bonheur escompté.
Éducation financière et opportunités
Au cours de ma deuxième année de résidence, j’ai réalisé que je manquais de connaissances financières. Marié et avec un revenu combiné en hausse, j’ai embauché un comptable pour gérer nos impôts. Cependant, une erreur de 300 dollars dans ma déclaration fiscale a été un tournant pour moi. J’ai compris qu’il était crucial d’apprendre à gérer mes finances moi-même.
J’ai commencé à lire des livres, à m’abonner à des bulletins d’information et à suivre des articles économiques. Ce savoir m’a été d’une grande aide pendant quatre décennies. Même si vous engagez des professionnels, avoir une compréhension de base des finances et des investissements vous permettra de prendre de meilleures décisions.
Les opportunités supplémentaires
Dans mes débuts en tant que médecin, j’ai eu l’occasion de témoigner en tant qu’expert dans une affaire judiciaire. Bien que j’aie d’abord refusé, j’ai finalement accepté et cela m’a ouvert la porte à des missions de conseil pendant 25 ans, représentant environ 10 % de mes revenus, mais contribuant directement à mes économies.
Cette expérience m’a enrichi non seulement financièrement, mais aussi en me familiarisant avec les aspects juridiques de ma profession. Ne négligez pas ces opportunités secondaires, car elles peuvent être bénéfiques tant pour votre carrière que pour votre épargne.
Les pièges des investissements
Il est important de noter que certaines de mes pires décisions d’investissement ont été liées à des produits d’assurance. Bien que je n’aie pas perdu d’argent, j’ai souffert de l’impact des frais élevés associés à ces produits. Les agents d’assurance, bien que souvent charismatiques, présentent des projections trop optimistes qui ne correspondent pas à la réalité.
Malgré cela, j’ai investi dans des polices d’assurance vie et des rentes variables, ce qui m’a coûté environ 900 000 dollars en opportunités perdues comparativement à des investissements traditionnels. L’assurance est essentielle pour couvrir les risques, mais ne l’utilisez pas comme un véhicule d’investissement.
Maximiser les investissements fiscalement avantageux
Depuis mes débuts, j’ai profité d’opportunités d’investissement fiscalement avantageuses. En 1988, mon groupe de médecins avait un plan de partage des bénéfices où 25 % de mon salaire était consacré à la retraite. J’ai participé à de nombreux plans, notamment un 401(k), un HSA, et des IRA, ce qui m’a permis de différer mes impôts pendant des années.
Ces plans m’ont permis de minimiser mon revenu imposable et d’éviter des milliers de dollars en impôts. L’un des plus grands facteurs de ma richesse a été l’établissement d’un plan de trésorerie qui a permis d’augmenter mes économies de manière significative.
Conclusion: la sagesse de l’expérience
Avoir accumulé des actifs considérables tout au long de ma carrière a été un parcours enrichissant. Cela m’a permis de vivre confortablement sans avoir à faire de sacrifices majeurs. À présent, nous envisageons de léguer nos biens à des œuvres de charité, simplifiant ainsi notre planification successorale.
En partageant mes expériences, j’espère que d’autres pourront éviter mes erreurs et bénéficier des bonnes décisions prises au fil des ans. L’investissement est un voyage à long terme, et bien que le chemin puisse sembler incertain, la discipline et la constance sont les clés d’un avenir financier prospère.
