Banner header_ad
News

Comment transformer une retraite anticipée en projet d’émigration en Nouvelle-Zélande

Un récit pratique et financier sur la décision de quitter la retraite anticipée pour obtenir une résidence en Nouvelle-Zélande, avec chiffres, pièges et conseils

4 minutes de lecture

Se sentir étranger chez soi pousse parfois à chercher un lieu où nos convictions et notre quotidien convergent. Pour certains, cela signifie troquer la retraite anticipée contre une nouvelle vie à l’étranger. Dans ce texte, j’explique pourquoi nous avons choisi d’abandonner l’idée d’une retraite définitive pour obtenir la résidence permanente en Nouvelle-Zélande, comment nous avons évalué les options et quels ont été les coûts et les conséquences fiscales. L’approche a mêlé données, priorités personnelles et concessions pragmatiques.

Tag 1 (native)

Choisir un pays : critères et arbitrages

La sélection d’une destination ne se limite pas à l’esthétique ou aux anecdotes de voyage. Nous avons posé des critères concrets : indice de liberté, sécurité, qualité des soins de santé et voies d’accès à la résidence permanente. Après avoir exploré des options comme l’Espagne (visa non lucratif) et les Pays-Bas (traité DAFT), nous avons recentré la recherche sur des pays anglophones offrant des parcours rapides vers la résidence permanente. Face à la réalité des exigences linguistiques et professionnelles, les choix se sont réduits à des pays où nos compétences seraient recherchées et valorisées.

La stratégie : travailler quelques années pour rester

Plutôt que de dépendre d’un statut de retraité précaire, nous avons opté pour la voie de l’emploi local : accepter un poste permettant d’obtenir un visa de travail suivi d’une demande de résidence permanente. Cette démarche change la nature du projet : ce n’est plus une fuite vers l’oisiveté mais un investissement social et professionnel pour s’intégrer durablement. Le retour au travail a impliqué un ajustement mental — travailler encore deux ou trois ans — mais il s’est accompagné d’un regain d’engagement et d’un sentiment d’utilité dans notre nouvelle fonction.

Tag 2 (300x250)

Adaptation professionnelle et communauté

Reprendre une activité chez des employeurs locaux signifié aussi réapprendre les codes et s’impliquer dans une communauté différente. Le gain attendu dépasse le seul salaire : il s’agit de trouver un environnement où nos valeurs s’alignent avec celles du voisinage et des collègues. Pour nous, cela a rendu la transition psychologiquement plus supportable et même enrichissante rapidement.

Coûts réels d’une émigration : budget et surprises

Même en étant financièrement indépendant, les dépenses initiales peuvent être substantielles. Nos frais incluent une série de postes concrets : frais d’immigration totalisant environ $3,850, examens médicaux (~$475 par personne), divers frais administratifs et d’envoi (~$300), billets et surplus de bagages (~$1,020), dépôt de location temporaire (~$2,000) et l’achat d’un véhicule d’occasion (~$15,700). À cela se sont ajoutés des coûts logistiques importants pour les animaux de compagnie : environ $5,000 par chat en raison des règles strictes d’importation. Au total, notre déménagement et les frais associés ont frôlé les $40,000, partiellement compensés par la vente de notre voiture aux États-Unis (~$15,800).

Tag 3 (300x250)

Post-installation : dépenses courantes et économies

Après l’installation, certains postes disparaissent : notamment l’assurance santé privée onéreuse que nous avions budgétée pour la retraite aux États-Unis. En Nouvelle-Zélande, la couverture publique réduit fortement ce poste, ce qui représente une économie annuelle significative. D’autres coûts subsistent, comme l’ameublement, l’abonnement internet ou l’assurance voyage lors des retours ponctuels aux États-Unis.

Fiscalité et gestion des comptes d’investissement

Un aspect crucial pour les expatriés américains est la fiscalité croisée. La Nouvelle-Zélande et les États-Unis interagissent via des mécanismes tels que le Foreign Earned Income Exclusion et le Foreign Tax Credit, mais il faut comprendre les limitations : on ne peut pas appliquer simultanément les deux sur le même revenu. De plus, certaines règles locales traitent différemment les revenus de placement étrangers. Par exemple, une période d’exonération peut s’appliquer aux revenus d’investissement étrangers pendant quelques années, mais au-delà, la fiscalité locale peut inclure les gains non réalisés sur des comptes étrangers. Les comptes de retraite américains présentent aussi des complexités : les Roth et les HSA peuvent être imposés par le pays d’accueil même s’ils restent traités différemment par l’IRS.

Notre plan financier est La différence de coût de la santé peut se traduire, à long terme, par un avantage financier substantiel pour des retraités américains qui s’installent à l’étranger.

Le succès dépend d’une analyse honnête des priorités, d’une préparation budgétaire rigoureuse et d’une compréhension fine des règles fiscales et migratoires. Sans promesse d’absence d’imprévus, l’expérience peut créer un sentiment d’appartenance plus fort et, souvent, un gain qualitatif et financier sur le long terme.