À 4h30 du matin, la réalité d’unanesthésistede nuit se fait sentir. Allongé dans un lit étroit de l’hôpital, je me demande s’il vaut mieux essayer de dormir un peu avant le changement de poste ou allumer la télévision pour passer le temps.
Les nuits comme celle-ci sont souvent marquées par des cas médicaux variés. J’ai assisté à des interventions allant d’unecésarienne d’urgenceà des cas detraumatologie, en passant par des examens d’imagerie pour des patients en soins intensifs. Ces heures tardives, où seuls quelques médecins sont actifs, m’ont amené à réfléchir à la gestion du temps et à ses répercussions sur notre vie.
Index du contenu:
Comprendre l’impact du temps sur les médecins
Dans le domaine médical, le temps est souvent une ressource prélevée sur la vie personnelle. Les soins de santé s’étendent sur des horaires variés : jours et nuits, week-ends et jours fériés. Ces sacrifices se traduisent par des occasions manquées, des repas en famille oubliés et des activités avec les enfants qui passent à la trappe. Quand ces pertes deviennent trop lourdes à porter, beaucoup de médecins choisissent de réduire leurs heures ou, dans les cas extrêmes, de quitter leur pratique.
La recherche de l’équilibre
Les médecins évoquent un manque de contrôle sur leur emploi du temps comme un facteur majeur deburnout. Pourtant, les discussions sur les spécialités médicales se concentrent souvent sur les salaires, négligeant des éléments cruciaux tels que les heures de travail, la qualité des horaires et le temps de congé. Ces aspects sont pourtant déterminants pour savoir si l’on peut mener la vie que l’on souhaite, entouré des personnes qui nous tiennent à cœur.
Établir un indice d’équilibre de vie
Pour évaluer ces aspects, nous avons utilisé des données salariales anonymes fournies par des médecins sur Marit afin de créer unIndice d’Équilibre de Vie. Cette évaluation se base sur plusieurs critères, notamment :
- Heures hebdomadaires moyennes
- Qualité des horaires, évaluée par le pourcentage d’emplois offrant des horaires de jour en semaine
- Charge d’appel, mesurant la fréquence des appels et leur nature (à domicile ou sur place)
- Temps clinique, valorisant les rôles avec des périodes protégées pour l’administration ou l’enseignement
- Temps de congé, mesuré en semaines
Chaque facteur a été normalisé pour créer un indice unique, permettant
Les spécialités en tête de liste
Les résultats de notre indice montrent que certaines spécialités se démarquent en matière de qualité de vie. Par exemple, la médecine préventive arrive en tête avec un indice de 1,77, suivie par la dermatologie, qui bénéficie d’un emploi du temps principalement en cabinet avec peu d’appels d’urgence. Les dermatologues jouissent d’un bon équilibre, avec des horaires clairs et suffisamment de temps de congé.
D’autres spécialités comme l’allergologie et l’immunologie apparaissent également parmi les meilleures, affichant des taux de satisfaction élevés concernant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. La psychiatrie et la médecine physique et de réhabilitation complètent le top 5, offrant des interactions riches avec les patients sans l’urgence constante des soins critiques.
Les spécialités les plus exigeantes
À l’opposé, certaines spécialités se retrouvent en bas de l’échelle de l’Indice d’Équilibre de Vie. L’anesthésie, la neurochirurgie, la chirurgie générale, l’obstétrique-gynécologie et la médecine d’urgence figurent parmi les plus exigeantes. Ces spécialités impliquent souvent des heures de travail intenses et des périodes d’appel fréquentes, ce qui affecte gravement l’équilibre de vie des praticiens.
La neurochirurgie, par exemple, présente une moyenne de plus de 50 heures par semaine, avec un appel fréquent et peu de temps de congé. Des études montrent que près de deux tiers des résidents en neurochirurgie souffrent deburnout. De même, les chirurgiens généraux et les obstétriciens-gynécologues doivent jongler avec des horaires chargés et des appels qui dominent leur emploi du temps, rendant difficile toute pause. Quant à la médecine d’urgence, bien qu’elle affiche moins d’heures de travail, la nature imprévisible des horaires contribue à un taux de burnout élevé.
Compensation et satisfaction
Les nuits comme celle-ci sont souvent marquées par des cas médicaux variés. J’ai assisté à des interventions allant d’unecésarienne d’urgenceà des cas detraumatologie, en passant par des examens d’imagerie pour des patients en soins intensifs. Ces heures tardives, où seuls quelques médecins sont actifs, m’ont amené à réfléchir à la gestion du temps et à ses répercussions sur notre vie.0
Les nuits comme celle-ci sont souvent marquées par des cas médicaux variés. J’ai assisté à des interventions allant d’unecésarienne d’urgenceà des cas detraumatologie, en passant par des examens d’imagerie pour des patients en soins intensifs. Ces heures tardives, où seuls quelques médecins sont actifs, m’ont amené à réfléchir à la gestion du temps et à ses répercussions sur notre vie.1
