Lorsque vous souscrivez uneassurance invalidité, il est essentiel de saisir la notion depériode d’attente. Cette période, souvent désignée comme période d’élimination, correspond au délai à respecter avant de pouvoir bénéficier des prestations d’assurance suite à un incident entraînant une incapacité de travail. L’expérience d’un médecin, partagée dans notre groupe Facebook, met en lumière l’importance d’un choix éclairé concernant cette période.
Après avoir souffert de symptômes neurologiques pendant plusieurs mois et subi une intervention chirurgicale, ce médecin a Bien qu’il ait souscrit une police d’assurance, le montant perçu s’est avéré dérisoire par rapport à ses pertes de revenus, qui dépassaient les 100 000 dollars. En effet, il n’a reçu que 1 500 dollars, un choc qui s’explique par la période d’attente imposée par sa police.
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Les mécanismes de la période d’attente
La période d’attente débute dès le jour où vous devenez incapable de travailler et se termine avec le début des paiements. La majorité des polices d’assurance destinées aux médecins permettent de choisir une période d’attente variant de 30 à 180 jours, voire jusqu’à deux ans. Le choix le plus fréquent est de 90 jours, car il représente un équilibre entre le coût de la prime et les besoins de liquidité. Contrairement à une franchise monétaire, cette période agit comme une franchise temporelle.
Choisir la période d’attente adéquate
Il est primordial d’évaluer votre situation financière avant de déterminer la durée de la période d’attente. Plus cette période est étendue, plus les primes sont réduites, mais cela implique également une charge financière accrue si vous devez vous autofinancer durant ce laps de temps. Pour de nombreux médecins, une période de 90 jours se révèle idéale. En maintenant un fonds d’urgence couvrant trois à six mois de dépenses, vous pourrez faire face aux premiers mois grâce à des congés payés, une assurance invalidité à court terme, ou vos économies personnelles, avant que votre police ne commence à verser des prestations.
Évaluer vos besoins financiers
Pour déterminer la période d’attente la plus appropriée, un calcul simple s’impose. Multipliez vos dépenses mensuelles par le nombre de jours d’attente. Par exemple, si vos dépenses mensuelles s’élèvent à 15 000 dollars :
Besoin en liquidités = Dépenses mensuelles × (Jours d’attente ÷ 30)
Pour une période de 90 jours : 15 000 × (90 ÷ 30) = 45 000 dollars. Pour 180 jours : 15 000 × (180 ÷ 30) = 90 000 dollars. En choisissant une période de 90 jours, vous aurez besoin de 45 000 dollars supplémentaires pour gérer une absence prolongée.
Coordonner vos avantages avec la période d’attente
Avant de sélectionner une police d’assurance, il convient d’examiner les avantages déjà en votre possession. Par exemple, si vous disposez de 60 à 90 jours de congés payés, envisager de prolonger votre période d’attente pourrait être judicieux. L’assurance invalidité à court terme (STD) peut également entrer en jeu, offrant des paiements durant les 90 à 180 premiers jours d’incapacité. Assurez-vous que votreassurance invalidité individuellecomplète les prestations de votre assurance à long terme de groupe.
Points à prendre en compte
Il est crucial de bien comprendre les règles relatives aux incapacités partielles et aux récidives. Certaines polices permettent de remplir la période d’attente même en cas d’incapacité partielle, tandis que d’autres exigent une incapacité totale. Examinez toujours les termes de votre contrat pour éviter les surprises.
La période d’attente de votre assurance invalidité constitue un élément fondamental à prendre en compte. Une planification minutieuse, basée sur vos besoins financiers et votre situation personnelle, est essentielle. Bien que la période de 90 jours soit souvent la meilleure option pour la majorité des médecins, cela dépend de votre capacité à gérer vos finances durant cette attente. Ne laissez pas de place à l’incertitude : consultez un conseiller pour choisir la couverture la plus adaptée à votre situation.
