Dans un contexte de changement climatique et d’épuisement des ressources, le Vietnam se positionne comme un leader dans la finance verte. Le pays mise sur des crédits verts pour soutenir les entreprises engagées dans des projets respectueux de l’environnement, sociaux et de gouvernance (ESG).
Cette stratégie s’inscrit dans une volonté de concilier croissance économique et protection de l’environnement un impératif face aux défis climatiques actuels. Le secteur bancaire vietnamien joue un rôle clé dans cette transition, en mobilisant des capitaux pour des infrastructures durables et des modèles d’économie circulaire.
Les énergies propres, moteur de la finance verte
Les énergies renouvelables sont au cœur de la stratégie verte du Vietnam. Le gouvernement encourage les investissements dans les énergies solaires et éoliennes, tout en promouvant des pratiques agricoles durables. Ces initiatives visent à réduire l’empreinte carbone du pays et à attirer des investisseurs internationaux.
Hô Chi Minh-Ville, en particulier, se distingue par son engagement en faveur d’un écosystème vert. La ville développe des projets innovants pour réduire sa consommation d’énergie et améliorer la qualité de l’air. Ces efforts s’inscrivent dans une vision à long terme de développement durable.
Coopération internationale et cadre réglementaire
Le Vietnam renforce sa coopération avec l’Union européenne pour promouvoir la finance verte. Cette collaboration vise à harmoniser les normes et à faciliter l’accès aux marchés internationaux. Le pays a également mis en place un cadre réglementaire favorable, avec des incitations financières pour les entreprises vertes.
La Banque d’État du Vietnam (BEV) a édicté plusieurs textes pour encadrer le crédit vert. Elle propose notamment une bonification de 2% des taux d’intérêt pour les projets conformes aux critères ESG. Cette mesure vise à stimuler les investissements dans les infrastructures durables et les modèles d’économie circulaire.
Les établissements de crédit vietnamien accordent une priorité croissante au financement des secteurs verts. Les crédits évalués selon les risques environnementaux et sociaux ont atteint 5,1 millions de milliards de dôngs soit près de 25 fois plus qu’en 2017. Cette croissance témoigne de l’engagement du secteur bancaire en faveur de la transition écologique.
Diversification des sources de financement
Pour répondre aux besoins croissants en capitaux, le Vietnam diversifie ses sources de financement. Le pays mise sur des mécanismes de rehaussement de crédit et des garanties accordées par des institutions financières spécialisées. Ces initiatives visent à attirer les investisseurs nationaux et internationaux.
Le perfectionnement du cadre réglementaire de la finance verte est essentiel pour élargir l’allocation des capitaux vers des projets durables. La Décision N°21/2026 du Premier ministre fournit une base importante pour identifier et standardiser les projets verts. Cette mesure facilite la mobilisation des ressources vers des investissements durables.
La BEV a lancé en mai dernier le Manuel du système de gestion des risques environnementaux et sociaux dans les activités d’octroi de crédit. Ce manuel, développé en partenariat avec la Société financière internationale, fournit des conseils pratiques pour construire des systèmes de gestion des risques efficaces alignés sur les principes ESG.
Le pays mise sur des initiatives innovantes et une coopération internationale pour soutenir sa transition écologique. Ces efforts contribuent à bâtir une économie plus durable et résiliente face aux défis climatiques.



