Le cours de l’or progresse sans discontinuer depuis plusieurs années. Il franchit même régulièrement des seuils historiques, en dollars comme en euros. Cette dynamique ne relève pas d’un simple emballement spéculatif, elle traduit des déséquilibres profonds dans l’économie mondiale. Inflation persistante, endettement public massif et tensions géopolitiques durables structurent en effet ce mouvement. Dans cet environnement instable, particuliers et professionnels convergent abandonnent les actions au profit de l’or physique, car tous, y compris les banques centrales, cherchent protection et visibilité à long terme.
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Une hausse du cours de l’or inscrite dans la durée
Depuis le début des années 2000, le cours de l’or a évolué par cycles, alternant phases de forte progression et périodes de consolidation. Après une hausse marquée jusqu’au début des années 2010, l’or a connu plusieurs années de relative stagnation avant d’entamer un nouveau mouvement haussier dans un contexte de chocs économiques successifs.
Crises financières, pandémie mondiale de Covid-19 et conflits armés ont progressivement fragilisé les équilibres économiques et monétaires et à chaque épisode, la défiance envers les actifs traditionnels s’est renforcée, redonnant ainsi à l’or son rôle de valeur de protection.
Inflation et politiques monétaires sous tension
L’inflation érode toujours plus le pouvoir d’achat et elle est devenue l’un des moteurs majeurs de la hausse du cours de l’or. Les politiques monétaires très accommodantes de ces dernières années ont laissé des traces profondes, avec des bilans de banques centrales historiquement élevés. Et même après avoir relevé les taux à plusieurs reprises, la confiance peine à revenir.
Du côté des investisseurs, le doute s’est en effet installé sur la capacité des États à maîtriser leur dette, toujours plus importantes. Si l’or ne promet, historiquement, aucun rendement, il protège néanmoins contre la dépréciation monétaire. Et ce sont les craintes envers les obligations et l’érosion monétaire qui expliquent son attrait renouvelé.
Le dollar est remis en question et l’or gagne du terrain
Le dollar est toujours la principale monnaie de réserve mondiale, mais sa position est de plus en plus discutée. Puisque les déficits américains se creusent, que la dette fédérale atteint des niveaux sans précédent et que la politique de Donald Trump fait peur au niveau international, plusieurs pays cherchent à réduire leur dépendance au billet vert.
La Chine qui cherche à internationaliser le Yuan, est le fer de lance de la dédollarisation de l’économie mondiale et elle a par exemple, conclu en 2023 un accord avec le Brésil pour commercer directement en Real et Yuan.
Depuis son exclusion du système de paiement international SWIFT en 2022, suite à la guerre en Ukraine, la Russie a presque totalement abandonné le dollar.
L’exclusivité du billet vert dans le commerce de l’énergie, établie dans les années 70, touche à sa fin au profit d’échanges multipolaires. L’Inde contourne désormais la monnaie américaine en payant le pétrole russe en dirhams émiratis, tandis que l’Arabie saoudite rompt une tradition historique en acceptant le yuan pour ses ventes de pétrole à la Chine.
Ce basculement stratégique réduit la dépendance mondiale envers la devise des États-Unis et fragilise son influence économique. Et l’Europe n’est pas en reste, puisqu’en 2024, environ 52% des exportations de l’UE vers le reste du monde ont été libellées en euros, contre seulement 31% en dollars.
La plupart des pays stockent désormais leurs réserves de change sous forme d’or ou de monnaies alternatives comme l’euro ou le yuan et le cours de l’or bénéficie directement de cette recomposition monétaire. L’or s’impose comme un actif de confiance hors système et cela influe sur la demande internationale et son cours soutenu sur le long terme. Sa position stratégique sécurise ainsi les réserves des banques centrales et des investisseurs institutionnels.
Les banques centrales accélèrent leurs achats d’or
Pour s’affranchir de la dépendance au dollar, les banques centrales opèrent un basculement stratégique vers l’or à un rythme jamais vu auparavant.
Contrairement au billet vert, qui repose sur la confiance envers l’économie américaine, l’or est un actif tangible qui ne dépend d’aucun État et il ne peut être dilué par une émission de monnaie, ni gelé par des sanctions internationales.
En remplaçant leurs réserves de change en dollars par le précieux métal jaune, ces institutions sécurisent leur souveraineté financière face aux risques géopolitiques et cette ruée institutionnelle crée une pression constante sur l’offre, propulsant les cours de l’or vers des sommets records.
Un climat mondial tendu
Les tensions internationales ne sont plus des crises passagères, mais un état permanent qui redéfinit l’économie mondiale. L’invasion de l’Ukraine en 2022 a marqué un tournant, provoquant des sanctions financières sans précédent et le gel des réserves russes, ce qui a agi comme un électrochoc pour les pays non alignés comme la Chine, la Russie et l’Indonésie.
Parallèlement, le retour des guerres de droits de douane, initiées sous l’ère Trump, et les tensions diplomatiques inattendues, comme les rivalités sur les ressources du Groenland, ont fragilisé les alliances traditionnelles entre les États-Unis et l’Europe.
À ces crises s’ajoutent l’instabilité chronique au Proche-Orient, exacerbée par l’affrontement entre l’Iran et Israël, ainsi que les tensions en mer Rouge qui menacent les flux énergétiques et les routes maritimes mondiales. Les
tensions persistantes entre la Chine et Taïwan menacent quant à elles une artère vitale où transite près de la moitié de la flotte mondiale de porte-conteneurs et l’essentiel des semi-conducteurs de pointe.
Face à ces risques systémiques, l’or s’impose comme l’actif refuge par excellence, car contrairement aux devises nationales, il n’est la dette d’aucun État et échappe aux décisions politiques unilatérales. Cette neutralité absolue pousse les investisseurs et les banques centrales à accumuler massivement du métal précieux pour sécuriser leurs réserves contre l’effondrement des alliances et les chocs géopolitiques à venir.
Comment investir dans l’or lorsque l’on est particulier
Lorsque l’on aborde l’investissement dans l’or, une distinction essentielle s’impose d’emblée, celle entre l’or papier et l’or physique.
En effet, l’or papier regroupe l’ensemble des produits financiers indexés sur le cours de l’or, tels que les ETF, certificats ou contrats à terme alors que l’or physique regroupe les lingots et pièces d’or détenus directement, sans intermédiaire financier. Cette absence de dépendance institutionnelle explique le regain d’intérêt observé
depuis plusieurs années pour l’or physique qui séduit de plus en plus les investisseurs. Dans un environnement où la confiance dans les actifs traditionnels s’érode, la détention tangible du métal précieux répond à un besoin de maîtrise et de sécurité à long terme.
Cette approche implique toutefois des contraintes spécifiques comme le stockage sécurisé de l’or physique qui nécessite des précautions adaptées, qu’il s’agisse de coffres bancaires ou d’installations privées renforcées.
L’or, un outil de transmission patrimoniale fiscalement avantageux
En matière de transmission, l’or physique bénéficie en France d’un cadre fiscal spécifique qui le distingue des actifs financiers classiques car l’or détenu directement n’est pas soumis à l’impôt sur la fortune immobilière et n’entre pas dans les mécanismes déclaratifs annuels liés aux comptes financiers.
Lors d’une succession, l’or est intégré à l’actif successoral pour sa valeur au jour du décès. Lingots et pièces peuvent être répartis entre héritiers sans nécessité de liquidation préalable, ce qui évite d’arbitrer dans l’urgence ou de subir des conditions de marché défavorables.
Sur le plan fiscal, l’or présente également un avantage en cas de cession ultérieure puisque les héritiers peuvent choisir entre deux régimes, celui sur la taxe forfaitaire sur les métaux précieux et le régime de la plus-value réelle, à condition de pouvoir justifier du prix et de la date d’acquisition. Dans ce second cas, un abattement progressif pour durée de détention s’applique, conduisant à une exonération totale après vingt-deux ans.
Cette lisibilité fiscale, combinée à la portabilité et à la divisibilité du métal, fait de l’or un outil patrimonial particulièrement adapté à une transmission réfléchie. Il permet d’anticiper, d’organiser et de transmettre un capital tangible dans un cadre juridique clair, sans dépendre des évolutions parfois complexes de la fiscalité financière.
Est-il encore temps d’investir dans l’or alors qu’il atteint des niveaux records ?
Historiquement, l’or évolue par cycles et il alterne entre phases de progression et périodes de consolidation. Mais les niveaux élevés observés aujourd’hui s’inscrivent dans un contexte inédit que nous avons décrit dans la première partie de cet article.
C’est pourquoi le World Gold Council souligne régulièrement que la demande structurelle des banques centrales constitue désormais un socle durable pour le marché, indépendamment des cycles spéculatifs de court terme.
JPMorgan évoque un environnement monétaire durablement favorable à l’or, marqué par des taux réels contraints et une fragmentation croissante du système financier mondial. Alors que des investisseurs de long terme comme Ray Dalio rappellent quant à eux que l’or retrouve naturellement sa place lorsque les dettes publiques atteignent des niveaux historiquement élevés et que la confiance dans les monnaies fiduciaires s’érode.
Sans promettre une hausse linéaire, ces analyses convergent sur un point essentiel qui est que l’or ne répond plus uniquement à des chocs ponctuels, mais à des déséquilibres structurels appelés à durer.
Pour les investisseurs, l’approche la plus cohérente reste l’achat échelonné et la diversification des formats qui permettent de lisser les points d’entrée. Avec l’or, l’objectif n’est pas de spéculer, mais de renforcer la résilience du patrimoine face aux incertitudes structurelles.
Où acheter de l’or à bon prix ?
Longtemps associé au comptoir physique, l’achat d’or s’effectue désormais de plus en plus en ligne. Cette évolution permet aux investisseurs d’accéder en temps réel aux prix mis à jour en fonction des cours spot et de comparer les formats disponibles et leurs primes. Les plateformes spécialisées ont profondément transformé la facilité d’accès à l’or physique et ont fait baisser les marges au profit des acheteurs.
Sur le marché de l’or d’investissement, certaines pièces concentrent l’essentiel de la demande comme c’est le cas en France pour la Napoléon 20 francs. À l’international, les Krugerrand sud-africains, les Maple Leaf canadiennes ou encore les American Eagle américaines s’imposent comme des standards universels.
Côté lingots, les formats les plus courants vont du lingotin de 5, 10, 20 ou 50 grammes jusqu’au lingot d’un kilo, référence patrimoniale par excellence pour les investisseurs les plus fortunés.
Dans un contexte où le prix de l’or a fortement progressé, l’argent revient également au premier plan avec des pièces et des lingots qui offrent une porte d’entrée plus accessible, tout en bénéficiant d’une reconnaissance internationale et d’une forte liquidité.
Dans cet environnement en pleine mutation, le choix de l’intermédiaire reste déterminant et la transparence sur les prix, les conditions de livraison et la conformité réglementaire sont des critères essentiels à bien analyser.
À ce titre, Abacor.fr s’impose comme une référence de l’achat et de la vente d’or au meilleur prix. La boutique en ligne propose une belle sélection de pièces et de lingots et des prix parmi les plus compétitifs du marché. De plus, leur livraison sécurisée et garantie répond aux standards les plus exigeants.
