Le seuil de pauvreté aux États-Unis est actuellement fixé à 32 150 $ pour une famille de quatre personnes. Toutefois, des experts, tels queMichael W. Green, responsable de la stratégie chezSimplify Asset Management, estiment qu’une réévaluation est nécessaire. Selon lui, basé sur des analyses historiques, ce seuil devrait dépasser140 000 $. Cette proposition soulève des interrogations sur la situation économique des médecins en formation, dont le salaire moyen d’un résident de quatrième année est d’environ70 000 $.
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Une perspective sur le seuil de pauvreté
Le concept du seuil de pauvreté remonte à 1963, lorsqueMollie Orshansky, une économiste de l’Administration de la sécurité sociale, a élaboré un calcul fondé sur les dépenses alimentaires des familles. À l’époque, les ménages consacraient environ un tiers de leurs revenus à l’alimentation, permettant
Ce modèle, bien que rudimentaire, a eu le mérite de définir un seuil en adéquation avec les réalités économiques de l’époque. À cette période, le logement était abordable, les soins de santé peu coûteux et la garde d’enfants ne représentait pas un marché comme aujourd’hui. En 1963, il était possible de subvenir aux besoins d’une famille avec un seul revenu. Cependant, en2026, la situation est radicalement différente.
L’évolution des dépenses des ménages
De nos jours, la part du budget familial consacrée à l’alimentation est bien inférieure, se chiffrant entre5 et 7 %. En revanche, les coûts du logement ont grimpé à35-45 %, tandis que les soins de santé représentent désormais15-25 %des dépenses. Ces changements rendent obsolète la méthode consistant à multiplier les dépenses alimentaires par trois pour établir un seuil de pauvreté. Green souligne qu’il serait plus pertinent de multiplier ces dépenses par16, justifiant
La réalité des médecins résidents
Malgré un salaire de70 000 $, de nombreux résidents estiment que ce montant est insuffisant. Dans un rapport deMedscapede 2026, un résident en chirurgie plastique a qualifié ces salaires de « honteux », tandis qu’un autre en psychiatrie a déclaré qu’il n’était pas nécessaire de « fournir du travail d’esclave pour apprendre un métier ». Ces témoignages soulèvent des préoccupations quant à la viabilité financière des médecins en formation.
Humam Shahare, un étudiant en médecine de quatrième année en Arkansas, a mené une étude révélant que les résidents en chirurgie plastique, avec un salaire moyen de65 000 $, se retrouvaient avec moins de23 000 $après avoir couvert leurs dépenses essentielles. Shahare a déclaré : « Ce n’est pas combien vous gagnez, mais combien il vous reste à la fin de la journée. » Cette affirmation met en lumière les véritables enjeux financiers auxquels sont confrontés les résidents.
Les difficultés financières face aux coûts de la vie
Lorsque l’on considère les paiements de prêts étudiants, les frais de logement et les coûts potentiels de garde d’enfants, il devient clair qu’un résident, travaillant entre60 et 80 heures par semainepour un salaire à six chiffres, peut se sentir financièrement acculé, indépendamment de la définition du seuil de pauvreté. Un participant à l’enquête deMedscapea même déclaré : « Je survis à peine. »
La question de savoir si les médecins résidents vivent sous le seuil de pauvreté met en lumière des préoccupations cruciales concernant la définition de la pauvreté et les réalités économiques contemporaines. Bien que les salaires puissent sembler adéquats en théorie, la réalité des dépenses quotidiennes et des obligations financières peut raconter une tout autre histoire. Évaluer ces enjeux est essentiel pour garantir que ceux qui se consacrent à la médecine puissent le faire sans être acculés financièrement.
