Dans le monde des soins de santé, il existe souvent une perception erronée que tous les médecins accumulent des richesses astronomiques, épargnent la majorité de leurs revenus et prennent leur retraite en tant que millionnaires. En réalité, cette image est bien éloignée de la vérité. Grâce à des données réelles collectées dans le cadre de mon rôle au sein d’un comité de retraite, il apparaît que beaucoup de médecins n’épargnent pas suffisamment pour leurs vieux jours.
Les résultats de cette étude proviennent de deux sources principales. D’une part, mon expérience au sein d’un grand groupe de médecins. D’autre part, l’accès à des informations financières détaillées concernant les contributions à nos plans de retraite. Cela m’a incité à effectuer des calculs et à analyser les comportements d’épargne de mes collègues.
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Les vérités inattendues sur l’épargne des médecins
En scrutant les chiffres, il est évident que certains de mes partenaires devraient probablement revoir à la hausse leur taux d’épargne pour la retraite. Cela dit, cette conclusion ne doit pas être considérée comme unique à mon groupe. En fait, la plupart de mes collègues sont plutôt économes et possèdent une bonne compréhension des finances personnelles. Les données plus larges de l’ensemble de notre organisation corroborent cette idée et montrent que le phénomène n’est pas isolé.
Les limites de l’analyse
Il est crucial de noter que les contributions à nos plans de retraite ne se limitent pas aux montants prélevés sur les salaires. Par exemple, je fais généralement deux versements annuels à notre 401(k) : un en janvier pour ma contribution d’employé et un autre en avril pour ma contribution d’employeur, après avoir calculé le montant maximal. Cela nous amène à un taux d’épargne qui pourrait dépasser 55% lorsque l’on prend en compte ces chèques. Cependant, peu de mes partenaires effectuent des versements supplémentaires.
Cette analyse omet également de prendre en compte d’autres types de comptes comme les IRA ou les HSA. Certains pourraient également investir dans des comptes de courtage imposables ou dans l’immobilier. Ma situation est particulière car, à la différence de mes partenaires, mon revenu clinique est marginal par rapport à mes autres sources de revenus, ce qui me permet d’épargner davantage.
Les taux d’épargne chez mes collègues
En examinant les taux d’épargne de mes collègues, il est intéressant de constater que la moyenne pondérée en dollars pour notre groupe est de 16%. Bien que cela soit proche de l’objectif de 20% que je recommande généralement, il est essentiel de comprendre que cette moyenne peut être trompeuse. En réalité, un tiers des médecins épargne moins de 10%, et plus de la moitié (56%) épargne moins de 20% de leurs revenus. Moins de la moitié des médecins sont sur la bonne voie pour maximiser leurs contributions au 401(k) pour 2026, qui devrait atteindre 72 000 $ pour ceux de moins de 50 ans.
La situation est d’autant plus préoccupante que seulement 62% contribuent à notre plan de trésorerie, et seulement 38% sont en mesure de verser plus de 10 000 $ à ce dernier. Il semble donc que ma division performe relativement bien par rapport à d’autres médecins.
Les statistiques préoccupantes des médecins âgés
Des enquêtes sur la valeur nette des médecins dans la soixantaine révèlent des données inquiétantes. Selon des études, environ 10 à 12% de ces médecins ont une valeur nette inférieure à 500 000 $. De plus, 25% d’entre eux ne sont pas millionnaires, tandis que 52% ne possèdent pas plusieurs millions. Seuls 12 à 15% atteignent le statut de pentamillionnaires. En analysant les taux d’épargne parmi mes collègues, il est possible de prédire qui parmi eux risque de ne pas prendre sa retraite avec une fortune conséquente.
Les changements à venir dans les régimes de retraite
Avec la nouvelle législation sur la retraite, appelée Secure 2.0, plusieurs changements significatifs sont à prévoir. À partir de cette année, les travailleurs à revenu élevé de plus de 50 ans devront effectuer des contributions de rattrapage à leur plan de retraite, mais uniquement dans les comptes Roth, ce qui pourrait influencer leur stratégie d’épargne.
Pour 2026, les investisseurs de moins de 50 ans pourront verser 24 500 $ dans leur plan, avec un supplément de 8 000 $ pour ceux de plus de 50 ans. En outre, les personnes de 60 à 63 ans pourront bénéficier de contributions supplémentaires, augmentant ainsi leur capacité d’épargne. Il est donc crucial pour les médecins de s’adapter à ces nouvelles règles afin de garantir un avenir financier stable.
