Le jeune député de l’Eure, Philippe Brun, âgé de 34 ans se retrouve au cœur d’une polémique au sein du Parti socialiste (PS). Après avoir été mis à l’écart à titre conservatoire suite à des dénonciations d’une ancienne collaboratrice, il a déposé, mercredi, un référé d’urgence afin de contester cette exclusion et de pouvoir se présenter à la primaire de la gauche.
Les faits à l’origine de la suspension
Selon les informations communiquées par la direction du PS, les accusations portées contre Philippe Brun relevaient de trois registres le harcèlement les violences physiques et l’emploi familial. La décision de le suspendre, Aucun document officiel de la justice n’a été saisi, mais le parti a estimé que la mesure était « la seule possible », comme l’a rappelé le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, en déclarant « je vous crois » aux femmes victimes de violences.
Le recours judiciaire et les déclarations de Brun
Face à cette mesure, Brun a souligné son incompréhension totale. « Je n’ai jamais levé la main sur une femme, je n’ai jamais été violent avec personne », a-t-il affirmé lors d’une interview à RTL, précisant qu’il ne savait « pas de quoi je suis accusé ». Il a également déclaré disposer de « preuves » qui démontrent son innocence et a contesté l’existence même d’une plainte pénale, précisant que « cette plainte n’existe pas ». Dans un communiqué, il a ajouté qu’il demandait à Olivier Faure de le réintégrer dans la primaire et a rappelé qu’il possédait déjà les parrainages requis pour se présenter.
Impact sur la primaire de la gauche et réactions politiques
La primaire de la gauche doit se tenir les 9-10 et 16-17 octobre avec un premier débat prévu mercredi soir. La suspension de Brun l’empêche de participer à ce débat télévisé et de figurer parmi les candidats. D’autres figures du PS, comme Ségolène Royal ou Jérôme Guedj, ont déjà déclaré leurs candidatures, tandis que certains anciens dirigeants, dont François Hollande, ont choisi de ne pas concourir. Au moment où le jugement du référé doit être rendu demain à 10h le sort de Brun reste incertain, d’autant que le parti a indiqué que la décision de suspension s’appliquait également à son groupe parlementaire.
Dans une tribune publiée mercredi soir, le député a dénoncé ce qu’il perçoit comme une « substitution de la justice par le parti », affirmant que le conflit avec son ancienne collaboratrice était « instrumentalisé » pour le « tuer politiquement ». Il a également réfuté tout lien de concubinage ou d’emploi familial avec la femme qui l’accuse, soulignant qu’elle était déjà pacsée avec un autre compagnon et que, à l’époque des faits, lui-même vivait avec une autre compagne. Aucun courrier du déontologue de l’Assemblée nationale ne lui a été adressé concernant un possible emploi familial.



