Banner header_ad
News

pourquoi l’inflation est le vrai risque pour les retraités

L'inflation érode le pouvoir d'achat des revenus de retraite; mieux vaut cibler la protection du capital réel plutôt que de craindre uniquement des cycles boursiers défavorables.

4 minutes de lecture

Publié le 13/02/, cet article réévalue une idée répandue en planification de retraite: le risque de la séquence de rendements et la règle des 4 % sont-ils les principaux dangers pour un retraité? En examinant la réalité économique et l’impact sur le pouvoir d’achat, on constate souvent que l’inflation représente un risque plus insidieux que des années de mauvais rendements.

Tag 1 (native)

Plutôt que de se focaliser uniquement sur la volatilité des marchés, il est utile de replacer le débat: la protection du revenu réel doit être la priorité. Cet article explique pourquoi, propose des repères et suggère des stratégies concrètes pour limiter l’effet de l’inflation sur une retraite.

Pourquoi l’inflation érode la sécurité de la retraite

La plupart des retraités vivent d’un flux de revenus figé ou d’un portefeuille converti en décaissements réguliers. Lorsque les prix augmentent, chaque euro retiré achète moins de biens et services. Ce phénomène n’est pas simplement théorique: la perte de pouvoir d’achat peut compromettre l’autonomie financière sur la durée. Le risque d’inflation est cumulatif et souvent imprévisible, ce qui rend difficile la planification avec des taux fixes ou des budgets rigides.

Tag 2 (300x250)

Distinction entre rendements nominaux et pouvoir d’achat réel

Un portefeuille peut afficher des rendements nominaux positifs tout en perdant de la valeur en termes réels si l’inflation dépasse ces rendements. Par exemple, un placement rémunérant 3 % par an ne protège pas contre une inflation de 4 %: le rendement réel devient négatif. Comprendre cette différence est crucial pour évaluer la viabilité d’un plan de retraite basé sur la règle des 4 % ou sur des hypothèses de rendement historique.

Comparaison: mauvais rendements vs inflation élevée

Les mauvaises performances des marchés pendant quelques années consécutives — le sequence of returns risk — peuvent sérieusement diminuer un portefeuille, surtout si les retraits continuent. Néanmoins, ce risque est souvent surévalué par rapport à l’impact soutenu d’une inflation élevée. Une période de rendements faibles mais une inflation maîtrisée permet de préserver le pouvoir d’achat plus facilement qu’une période d’inflation persistante même avec rendements modérés.

Tag 3 (300x250)

Scénarios pratiques

Imaginez deux retraités: l’un subit une baisse de marché importante pendant cinq ans puis une reprise; l’autre voit son coût de la vie augmenter de manière continue sans grandes fluctuations de marché. Le premier peut profiter d’une récupération des marchés si son horizon est long, alors que le second voit son niveau de vie se détériorer progressivement. Cet exemple illustre que la nature progressive et difficilement inversible de l’inflation la rend souvent plus dangereuse.

Stratégies pour réduire l’impact de l’inflation

La protection contre l’inflation ne signifie pas l’absence de risque, mais une réorientation des priorités. Diverses approches permettent d’atténuer l’effet des hausses de prix: l’ajout d’actifs indexés, l’ajustement dynamique des retraits, et la diversification des sources de revenus. Intégrer des instruments protégeant le pouvoir d’achat dès la phase de décumulation est souvent plus efficace que tenter de compenser une perte de pouvoir d’achat après coup.

Solutions concrètes

Considérez l’inclusion d’obligations indexées sur l’inflation, de rentes adaptatives, ou d’une poche actions calibrée pour la croissance réelle. L’utilisation d’une règle de retrait flexible — liée à l’inflation ou aux performances réelles — aide également à préserver le capital. Enfin, maintenir une réserve de liquidités pour éviter de vendre des actifs en baisse protège contre la séquence de rendements, mais ne règle pas le problème d’une inflation persistante.

Conclusion: prioriser le pouvoir d’achat

Pour les retraités, l’objectif central devrait être la préservation du pouvoir d’achat plutôt que la seule maximisation des rendements nominaux. L’inflation peut dégrader lentement et durablement le niveau de vie, souvent plus gravement qu’une courte période de mauvais rendements. Adapter sa stratégie — diversification, protection indexée, retraits ajustables — augmente la résilience face à la hausse des prix et améliore les chances de maintenir un niveau de vie stable sur le long terme.