Depuis plus de quinze ans, de nombreux investisseurs ont tiré profit d’une stratégie simple : détenir des actions de l’S&P 500. Les portefeuilles à capitalisation boursière, souvent axés sur la croissance, ont dominé les rendements. Cependant, les attentes actuelles des investisseurs concernant les performances futures sont mises à l’épreuve, surtout lorsque l’objectif évolue vers le financement d’une retraite.
Il est essentiel de noter que lorsque l’accent est mis sur la génération de rendements absolus plutôt que sur la surperformance relative par rapport à un indice, les critères d’évaluation changent considérablement. Les périodes de baisse deviennent plus significatives, la volatilité peut être désavantageuse, et l’ordre dans lequel les rendements se produisent peut avoir un impact majeur sur les résultats à long terme, surtout au moment des retraits.
Index du contenu:
Les performances passées et leurs implications futures
Une des croyances les plus tenaces chez les investisseurs est de supposer que les performances récentes se répéteront, même sur des périodes d’une décennie ou plus. Cela peut sembler pessimiste pour ceux qui s’appuient sur des portefeuilles passifs ou axés sur la croissance. Pourtant, l’histoire a montré que les stratégies fondées sur la diversification ou la discipline de valorisation, comme les approches égalitaires ou axées sur la valeur, ont souvent donné de meilleurs résultats.
Rendements historiques et attentes de retour
Les données historiques indiquent que les portefeuilles diversifiés, qu’ils soient axés sur la valeur ou sur des qualités défensives, ont généralement moins été influencés par les performances passées lors des 15 dernières années. En effet, ces portefeuilles n’ont pas connu les chutes abruptes que ceux à capitalisation boursière ou axés sur la croissance. Une des raisons pourrait être la manière dont ces portefeuilles sont construits, mettant moins l’accent sur l’expansion des multiples et plus sur les moteurs fondamentaux.
Évaluation des performances des portefeuilles et objectifs de retraite
Pour les épargnants, l’objectif crucial n’est pas de surperformer le S&P 500, mais d’atteindre des rendements absolus suffisants pour financer leur retraite. En général, les plans de retraite anticipent des rendements d’environ 8% par an, un chiffre déterminant dans la croissance des portefeuilles et la possibilité de réaliser des retraits futurs.
Les risques associés aux retraits
Lorsque le moment vient de passer de l’accumulation à la dépense, la dynamique des rendements de portefeuille change. Pendant la phase d’accumulation, les investisseurs bénéficient de la moyenne des coûts en dollars, où la volatilité peut agir comme un allié. Cependant, une fois que les retraits commencent, cette même volatilité peut devenir un danger. Les pertes deviennent plus difficiles à compenser, car les actions vendues pour financer le revenu ne peuvent jamais être rachetées.
Risques et stratégies d’investissement
Un des exemples les plus discutés dans le domaine financier est la règle des 8% pour les retraits. Cette règle, souvent associée à des figures publiques, suggère que les investisseurs peuvent retirer 8% annuellement de leurs portefeuilles d’actions, en se basant sur des rendements à long terme estimés entre 10% et 12%. Cependant, les statistiques montrent que cette approche peut être risquée, surtout si les marchés subissent des revers au moment du retrait.
Les données révèlent que le hasard en matière de timing peut avoir un effet dévastateur sur les portefeuilles concentrés sur la capitalisation boursière. Durant des périodes de marché difficile, comme celle de 2000 à 2015, un investisseur qui retire 8% de son portefeuille peut voir sa valeur diminuer de façon significative. Cela souligne que les rendements moyens ne garantissent pas la sécurité des retraits.
Importance de la diversification
Bien que les portefeuilles à capitalisation boursière puissent générer des rendements impressionnants pendant certains cycles, la diversification s’avère être une stratégie plus fiable pour assurer des revenus stables à la retraite. Les portefeuilles diversifiés, axés sur la valeur et la qualité défensive, ont démontré leur capacité à atteindre des objectifs de retrait sans subir de pertes catastrophiques.
