Investir en bourse semble être une activité rationnelle, basée sur l’analyse des données et des tendances du marché. Pourtant, les décisions des investisseurs sont souvent influencées par des biais psychologiques qui peuvent avoir un impact significatif sur leurs portefeuilles.
Ces biais, souvent inconscients, peuvent conduire à des erreurs coûteuses. Par exemple, le dicton « Pas vendu, pas perdu » illustre bien cette tendance à ignorer les pertes potentielles tant que les actions ne sont pas vendues. Ce comportement peut être particulièrement dangereux pour les investisseurs.
Les biais psychologiques et leurs impacts sur le marché
Le marché boursier ne se comporte pas toujours de manière rationnelle. Selon Maxime Viémont, spécialiste de la finance comportementale chez Portzamparc, filiale de BNP Paribas, la dispersion des performances des valeurs européennes et américaines ne suit pas toujours la distribution normale attendue.
En théorie, la plupart des actions devraient avoir des performances proches de la moyenne du marché, avec quelques exceptions extrêmes. Cependant, depuis novembre dernier, cette règle semble ne plus s’appliquer. « Un tiers du marché fait autour de zéro depuis le début de 2026, mais le nombre de valeurs ayant des performances éloignées de ce chiffre est anormalement élevé », explique Maxime Viémont.
Choisir la bonne enveloppe pour vos investissements
Avant de vous lancer dans l’achat d’actions, il est crucial de choisir la bonne enveloppe fiscale. En France, deux options principales s’offrent à vous: le Plan d’Épargne en Actions (PEA) et le compte-titres ordinaire (CTO).
Charles Ruven, président de Ruven Office, recommande d’ouvrir un PEA dès que possible, même avec un petit montant. « C’est la date d’ouverture qui fait courir le délai fiscal de cinq ans, pas le montant investi », souligne-t-il. Le PEA offre une exonération d’impôt sur les plus-values après cinq ans de détention, mais est limité aux actions européennes et plafonné à 150 000 euros.
Pour investir sur les marchés américains ou asiatiques, un compte-titres ordinaire est nécessaire, mais les gains sont soumis à la flat tax. La stratégie optimale consiste à maximiser d’abord le PEA, puis à utiliser le compte-titres pour les investissements supplémentaires.
ETF ou titres vifs: quelle stratégie adopter ?
Une fois l’enveloppe choisie, il est temps de décider de la stratégie d’investissement. Charles Ruven conseille aux débutants de privilégier les ETF (fonds indiciels cotés en Bourse), qui permettent de répliquer la performance d’un indice pour des frais annuels souvent inférieurs à 0,30 %.
« Un ETF Monde, c’est 1 500 entreprises dans 23 pays, pour moins de 0,30 % de frais annuels. C’est la diversification maximale au coût minimal », explique-t-il. Pour ceux qui souhaitent sélectionner des actions en direct, il est recommandé de passer systématiquement un ordre à cours limité pour éviter les mauvaises surprises.
Passer un ordre d’achat est une procédure simple, mais il est important de bien comprendre les différentes options disponibles. Que vous choisissiez un ordre au marché ou un ordre à cours limité, assurez-vous de vérifier les frais de courtage avant de choisir votre plateforme.
Investir en bourse comporte des risques, et il est essentiel de bien comprendre les mécanismes du marché et les biais psychologiques qui peuvent influencer vos décisions. En choisissant la bonne enveloppe fiscale et en adoptant une stratégie d’investissement adaptée, vous pouvez maximiser vos chances de succès.



