Les ventes de logements en attente aux États-Unis viennent d’enregistrer leur niveau le plus bas depuis le début du suivi du NAR en 2001. Cette chute se remarque dans les 50 plus grandes zones métropolitaines du pays, bien avant même le début de la saison hivernale. Les analystes pointent du doigt la combinaison d’un taux hypothécaire qui franchit les 7,5 % et d’une affordabilité qui s’érode rapidement.
Le découragement des acquéreurs se reflète dans une baisse de 14 % des ventes en attente sur un seul mois, selon les données de Redfin et du NAR. Cette diminution représente le premier indice d’une tendance à la baisse plus durable, bien au-delà d’un simple ralentissement saisonnier. Les experts de BiggerPockets soulignent que le niveau actuel est inférieur à celui observé pendant la crise financière de 2007-2008.
Un effondrement généralisé dans les 50 plus grandes métropoles
Chaque grande ville américaine – de Seattle à San Diego, d’Atlanta à Las Vegas – a vu ses ventes en attente chuter. Seattle enregistre une perte proche de 30 %, San Diego 25 %, Atlanta 24 %, tandis que Denver et Las Vegas affichent chacune une baisse d’environ 21 %. Ce phénomène national indique que le problème n’est pas local mais structurel, alimenté par la hausse du coût mensuel du prêt qui a augmenté de plus de 10 % au cours de la dernière année.
Inventaire en hausse malgré moins de nouvelles annonces
Parallèlement à la chute des ventes, l’inventaire global augmente. La raison principale ? Les biens déjà mis en vente restent plus longtemps sur le marché, car les acheteurs hésitent à se lancer avec des taux qui oscillent entre 6,5 % et 7,5 %. En outre, le nombre de nouveaux listings a diminué, un phénomène prédit par Dave Meyer il y a quelques mois. Moins de vendeurs se décident à mettre leurs biens en concurrence, ce qui, paradoxalement, alimente l’offre disponible sans créer de pression à la baisse des prix.
Vers quel scénario de prix pour 2027 ?
Dave Meyer, analyste immobilier chez BiggerPockets, avait annoncé quatre scénarios : baisse du volume des transactions, réduction des Nouvelles annonces, hausse de l’inventaire et baisse nominale des prix des maisons. Les trois premiers points se confirment aujourd’hui ; la question cruciale porte maintenant sur la quatrième hypothèse. Selon Meyer, le facteur qui pourrait éviter une chute brutale des prix est le « réservoir de capitaux des investisseurs », qui continue de soutenir le marché malgré la faiblesse de la demande résidentielle.
Pour les investisseurs, Meyer recommande de suivre de près les ventes en attente comme indicateur principal. Une poursuite de la tendance à la baisse pourrait entraîner des difficultés accrues pour vendre, mais pas nécessairement un effondrement total du marché.
Atelier en direct à Phoenix pour préparer 2027
Dans le cadre de cette conjoncture volatile, BiggerPockets organise un séminaire de deux jours à Phoenix, Arizona, du 5 au 7 décembre. L’événement réunit des experts tels que Kathy Fecke, James Danner et Devon Kinard, et offre aux participants un plan d’action concrète pour 2027. Le nombre de places est limité à cent participants, les inscriptions étant ouvertes depuis quelques jours seulement.
L’émission On the Market, disponible sur Apple Podcasts, approfondit ces analyses et propose des stratégies d’investissement adaptées aux conditions actuelles du marché.



