À huit mois de l’élection présidentielle d’avril 2027, la France fait face à une vague d’ingérences étrangères. Raphaël Glucksmann, eurodéputé et probable candidat à la présidentielle, a été la cible d’une campagne de désinformation orchestrée par des réseaux russes. Cette opération de déstabilisation, qui inclut la diffusion d’une vidéo entièrement truquée vise à discréditer Glucksmann et sa compagne, la journaliste Léa Salamé.
Une opération de déstabilisation coordonnée
La vidéo incriminée, diffusée début août 2026, accuse Léa Salamé d’avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son compagnon. Raphaël Glucksmann a révélé que cette attaque était le fait du groupe prorusse Storm-1516 directement piloté par le GRU les services secrets de l’armée russe. Cette information lui a été confirmée par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).
Lors d’un déplacement à Jonquières, dans l’Aude, Glucksmann a déclaré: « J’ai porté plainte, et il est fondamental de dire cette chose simple: nous ne pouvons pas laisser la Russie de Vladimir Poutine manipuler l’élection existentielle pour le peuple français qu’est l’élection présidentielle de 2027. Il y aura des ingérences, elles seront massives. Nous devons nous préparer et lutter contre elles. »
D’autres candidats également visés
Raphaël Glucksmann n’est pas le seul à avoir été ciblé. Gabriel Attal, candidat à la présidentielle 2027 et patron du parti Renaissance a également déposé plainte après avoir été la cible de deepfakes de faux reportages vidéo et de fausses unes de journaux. Édouard Philippe, candidat d’Horizons a lui aussi été calomnié, notamment sur son état de santé.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête sur ces soupçons d’ingérence russe. L’enquête, confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité, vise à déterminer si ces opérations de désinformation ont bien été menées dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère.
Les réseaux russes à l’œuvre
Après avoir perturbé les élections municipales avec des faux sites internet et des accusations mensongères, les réseaux liés à la Russie se concentrent désormais sur les prétendants à l’Élysée. Ces opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, visent à influencer l’opinion publique et à discréditer les candidats.
Cette situation soulève des questions sur la sécurité des élections en France et la nécessité de lutter contre les ingérences étrangères. Les autorités françaises doivent redoubler de vigilance pour protéger la démocratie et garantir des élections libres et équitables.



