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12 octobre 2026

Nouveaux plafonds fiscaux 2027 : qui reste non imposable ?

Le barème 2027 est ajusté à l’inflation : voici qui paiera encore ou restera exonéré d’impôt.

Nouveaux plafonds fiscaux 2027 : qui reste non imposable ?

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une revalorisation de 2,1 % des tranches du barème de l’impôt sur le revenu. Cette hausse suit le taux moyen d’inflation mesuré par l’Insee en 2026 et a pour but d’éviter que les contribuables ne voient leur pouvoir d’achat diminuer à cause d’une fiscalité supérieure à l’évolution des prix.

Concrètement, chaque seuil de tranche est relevé de 2,1 %, mais les taux d’imposition restent inchangés: 0 %, 11 %, 30 %, 41 % et 45 %. L’ajustement permet à de nombreux foyers qui étaient proches du plafond de rester non imposables, tout en limitant une hausse d’impôt estimée à près de 4 milliards d’euros.

Nouvelle grille du barème 2027

Le barème applicable aux revenus de 2026 (déclarés en 2027) se présente

Seuils de non-imposition selon le nombre de parts fiscales

Le seuil d’imposition correspond au revenu net imposable qui génère un impôt inférieur à 61 €, montant en dessous duquel l’administration fiscale ne le recouvre pas (article 1657 du CGI). Ce plafond varie selon le nombre de parts du foyer:

  • 1 part (célibataire): 17 964 €
  • 1,5 part (parent isolé, 1 enfant): 23 886 €
  • 2 parts (couple sans enfant): 33 549 €
  • 2,5 parts (couple + 1 enfant): 39 470 €
  • 3 parts (couple + 2 enfants): 45 392 €

Pour les familles monoparentales, les seuils sont légèrement différents: 29 808 € pour 2 parts, 35 729 € pour 2,5 parts et 41 651 € pour 3 parts.

Comment la décote et les réductions affectent le calcul

Avant d’appliquer le seuil de 61 € chaque contribuable bénéficie d’une décote lorsque l’impôt brut est inférieur à 2 024 € (personne seule) ou 3 346 € (couple). La décote agit comme une réduction d’impôt et diminue le montant dû.

Après décote et éventuelles réductions ou crédits d’impôt, si le résultat est inférieur à 61 €, aucun paiement n’est exigé.

Les ménages dont le revenu augmente moins rapidement que l’inflation (2,1 %) ne verront pas leur impôt grimper. En revanche, une hausse substantielle des revenus en 2026 les fera probablement franchir une nouvelle tranche, augmentant

En pratique, un célibataire déclarant 30 000 € de revenu net imposable paiera environ 2 104 € d’impôt brut, soit un taux moyen de 7 %. S’il bénéficie de la décote, le montant final peut passer sous la barre des 61 €, le rendant non imposable. De même, un couple avec deux enfants et un revenu de 60 000 € verra son quotient familial se situer à 24 000 €, ce qui place une partie importante du revenu dans la tranche à 0 % ou 11 %.

Elle assure également que les contribuables proches des seuils d’imposition puissent optimiser leurs charges déductibles ou crédits afin de rester en dessous du seuil de 61 €.