Au cours des dernières années, le marché immobilier chinois a rencontré des défis considérables, marqués par une chute des prix et une stagnation des dépenses des consommateurs. Pour faire face à cette crise, des économistes de l’Université Tsinghuaont avancé une solution audacieuse: introduire dessubventionssur les taux d’intérêt des prêts hypothécaires. Cette initiative vise à inverser la tendance négative des prix immobiliers et à inciter les ménages à reprendre leurs dépenses.
La relation entre l’immobilier et la consommation est cruciale, car environ 80 % de la richesse des ménages chinois est liée à la propriété immobilière. Lorsque les valeurs des biens immobiliers baissent, cela impacte directement la perception de richesse des familles, entraînant une réduction de la consommation, phénomène désigné commeeffet de pauvreté. Il est impératif de rompre ce cercle vicieux pour favoriser une reprise économique.
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Les causes de la crise immobilière
Les économistes de Tsinghua examinent attentivement la situation actuelle du marché et notent que les prix des propriétés dans les grandes villes chinoises ont chuté de 16,5 % au cours des trois dernières années. Cette diminution a conduit à une perte de 13 % des actifs des ménages urbains, exacerbant Face à l’incertitude économique, de nombreux ménages hésitent à investir dans l’immobilier, alimentant davantage la dépression du marché.
Une mesure pour contrer la déflation
Pour redresser cette situation, les chercheurs proposent d’implémenter des subventions sur les nouveaux prêts hypothécaires, ce qui pourrait théoriquement réduire le coût de l’emprunt et stimuler la demande. En baissant les taux d’intérêt d’un point de pourcentage, le coût pour l’État serait d’environ 70 milliards de Yuan (soit environ 10 milliards de dollars). Cette dépense pourrait engendrer des effets significatifs sur un marché immobilier évalué à 280 000 milliards de Yuan (40 000 milliards de dollars), représentant une solutionrentablepour le gouvernement.
Actuellement, la Chine consacre déjà 300 milliards de Yuan par an à divers programmes de stimulation de la consommation. Une telle initiative pourrait donc se révéler plus efficace en ciblant directement le secteur immobilier, un pilier fondamental de l’économie chinoise.
Les implications économiques de la proposition
Les économistes de Tsinghua estiment que les subventions hypothécaires pourraient avoir un impact bien plus significatif que leur coût initial. Sur le plan de la politique économique, cette stratégie pourrait inverser les attentes pessimistes des acheteurs et encourager une nouvelle dynamique sur le marché immobilier. En revitalisant ce secteur, le gouvernement pourrait non seulement stabiliser les prix des logements, mais également restaurer la confiance des consommateurs, essentielle à la croissance économique.
Une nécessité d’adaptation structurelle
Par ailleurs, au-delà des subventions, le groupe de réflexion appelle à une révision des politiques économiques. Actuellement, les efforts se concentrent principalement sur le côté de l’offre, en régulant les constructeurs et en complétant les projets inachevés. Les économistes suggèrent la création d’un nouveau département gouvernemental pour superviser le côté demande du marché immobilier, y compris la gestion des prix des logements. Cette approche pourrait marquer un tournant dans la manière dont les autorités abordent la crise immobilière.
Les chiffres récents du Bureau national des statistiques dressent un tableau préoccupant pour les premiers mois de, avec des investissements immobiliers en baisse de 15,9 % et des ventes de nouvelles maisons diminuant de 7,8 %. Malgré les efforts du gouvernement pour alléger les restrictions d’achat dans des villes telles que Pékin et Shanghai, une réponse structurelle apparaît nécessaire pour stabiliser le marché à long terme.
Alors que les défis demeurent importants, l’introduction de subventions sur les prêts hypothécaires pourrait constituer un tremplin pour relancer la consommation et stabiliser le marché immobilier, posant
