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24 septembre 2026

Afep presse pour supprimer la surtaxe d’impôt sur les sociétés

Afep dévoile un fardeau de 96 milliards d’euros en 2025 et dénonce une surtaxe qui porte l’IS à 36,1 %.

Afep presse pour supprimer la surtaxe d’impôt sur les sociétés

L’Association française des entreprises privées (Afep), qui rassemble les 117 plus gros groupes du pays et représente près de deux millions de salariés, a publié jeudi son rapport annuel sur la « Contribution économique et sociale » de 2025. Ce document met en lumière un fardeau fiscal qui a fortement grevé la compétitivité des entreprises, à un moment où le gouvernement prépare la loi de finances 2027. Le contexte est tendu: le déficit public oblige l’État à multiplier les prélèvements, mais les acteurs économiques réclament un alignement sur la moyenne européenne.

Chiffres clés du fardeau fiscal 2025

Selon les données de l’Afep, les entreprises signataires ont déboursé 96 milliards d’euros de prélèvements obligatoires en 2025, soit 32 % de la valeur ajoutée générée sur le territoire. Parmi ces montants, les salaires – incluant impôts, cotisations salariales et patronales – s’élèvent à 172 milliards d’euros, ce qui représente 58 % du total produit. L’investissement s’établit à 59 milliards d’euros (20 %) et les versements de dividendes

Impact de la surtaxe d’impôt sur les sociétés

La surtaxe d’impôt sur les sociétés mise en place en 2025 pour les groupes dépassant un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros, a coûté 4,4 milliards d’euros aux membres de l’Afep, entraînant une hausse de 24 % de l’IS. En intégrant la nouvelle taxe sur les rachats d’actions et les contributions sociales, le choc fiscal total s’élève à 9 milliards d’euros supplémentaires, soit une augmentation de 10 % en un an. Le taux effectif d’IS a

Réactions des dirigeants et perspectives législatives

Bruno Clément-Ziza, directeur délégué de l’Afep, a souligné que « la France a pris un autre chemin », rappelant que la charge fiscale actuelle menace la souveraineté industrielle. L’économiste de l’association, Nicolas Ragache, a ajouté que les prélèvements influencent désormais les décisions stratégiques, y compris le choix du pays d’implantation. Le ministre des Finances, Sébastien Lecornu, a annoncé qu’il prévoyait d’alléger la facture l’an prochain sans toutefois supprimer la surtaxe. Le projet de loi de finances 2027 prévoit déjà une réduction, mais la gauche critique la mesure comme insuffisante. Enfin, le président du Medef, Patrick Martin, a déclaré au stade Roland-Garros que les chefs d’entreprise refusent d’être traités comme des « vaches à lait ».

Enjeux pour les années à venir

Les 117 groupes invoquent la nécessité d’aligner la fiscalité française sur la moyenne européenne afin de préserver leurs investissements et d’éviter des délocalisations massives. Ils indiquent que 6 milliards d’euros de la surtaxe pourraient être réaffectés aux rémunérations des salariés, renforçant La discussion autour de la surtaxe d’IS reste au cœur du débat budgétaire, et la façon dont le gouvernement répondra à ces revendications pourra déterminer la compétitivité de la France sur le long terme.