En 2026, les budgets des communes wallonnes réservés aux travaux de voirie et à l’aménagement des espaces publics révèlent une baisse significative. Selon l’analyse de Belfius, les investissements sont passés de 676,3 millions d’euros en 2026 à 360,3 millions d’euros en euros constants en 2026, soit une diminution de 46 %. Cette tendance préoccupe vivement la fédération wallonne des entrepreneurs de travaux de voirie, Mobiwall, qui appelle à une reprise rapide des investissements.
La ville de Liège, par exemple, a réduit ses dépenses de 64,5 % en euros constants. Cette diminution des budgets d’entretien pourrait entraîner des dégradations plus importantes et plus coûteuses à l’avenir, comme l’a souligné Mobiwall en rappelant les conséquences des réductions budgétaires des années 80. L’échevin des Travaux de Liège, Roland Léonard, partage cette inquiétude et craint une dégradation du patrimoine communal qui nécessiterait des coûts supplémentaires pour des reconstructions futures.
Les conséquences de la réduction des subsides régionaux
La réduction des subsides de la Région wallonne, notamment la non-reconduction du plan de politique intégrée de la Ville 2026-2026, a poussé le collège communal de Liège à recentrer ses efforts sur les travaux essentiels à la sécurité des citoyens. Par exemple, la rue Jean d’Outremeuse a vu son réaménagement simplifié pour se concentrer sur les fondations et le tarmac, avec des plantations d’arbres là où c’est possible.
Pour les années à venir, la Ville de Liège compte sur le maintien des subsides triennaux, ses fonds propres et les charges d’urbanisme pour entretenir ses 500 km de voiries. Cependant, le budget de trois millions d’euros pour 2026 reste insuffisant. La ville envisage également d’optimiser les synergies avec les impétrants (eau, gaz, électricité ou fibre optique) pour coordonner les différents chantiers et mutualiser les coûts.
Les craintes du secteur des travaux de voirie
Mobiwall craint que cette réduction des investissements ne conduise à des licenciements, alors que le secteur a embauché 25 % de personnel supplémentaire ces dernières années. La fédération évalue l’état de vétusté des voiries communales wallonnes à seulement 15 %, ce qui signifie que les routes ont consommé environ 85 % de leur durée de vie ou de leur valeur.
En parallèle, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Lyon Métropole Saint-Étienne Roanne a présenté ses orientations pour la deuxième partie de l’année 2026. Dans un contexte marqué par la hausse des défaillances d’entreprises et les mutations technologiques, la CCI entend renforcer son rôle d’accompagnement et d’investissement sur le territoire.
Les initiatives de la CCI pour soutenir les entreprises
Parmi les principales annonces figure la création d’un Fonds Transmission doté de 5 millions d’euros, prévu entre fin 2026 et début 2027. Ce dispositif vise à faciliter les opérations de reprise d’entreprises, sécuriser les financements et accompagner les dirigeants dans la préparation de leur cession. Près de 40 % des dirigeants de PME et ETI industrielles envisagent de transmettre leur société dans les cinq prochaines années.
La CCI met également en avant le lancement de Cyber Assistance Auvergne-Rhône-Alpes, un service accessible 24h/24 destiné aux entreprises victimes de cyberattaques. Basé au Hub des sécurité s d’Écully, ce dispositif propose une assistance téléphonique immédiate, un premier diagnostic technique et une orientation vers des prestataires spécialisés.
Autre axe stratégique: l’intelligence artificielle. La CCI prévoit de signer une convention avec Les Entrepreneurs Rhône afin de développer un programme spécifique destiné aux TPE et PME. L’objectif est de créer un réseau d’entreprises pilotes et de développer des outils d’IA adaptés aux besoins des dirigeants.
Pour répondre aux besoins de recrutement des entreprises, la CCI prévoit également la création de deux nouvelles structures: un Institut des logistiques et un Institut du tourisme. Ces établissements proposeront des formations initiales et continues afin d’accompagner les mutations de deux secteurs jugés stratégiques pour l’économie régionale.
Enfin, la CCI annonce plusieurs prises de participation destinées à soutenir l’attractivité du territoire. Elle entre notamment au capital de SERL Immo pour développer de nouvelles capacités d’accueil pour les entreprises de la métropole lyonnaise et participe à la Foncière 42, dédiée au développement immobilier économique dans la Loire.

