Le prix du diesel a grimpé à près de 2,80 €/litre un niveau rarement vu depuis des décennies. Cette hausse pèse lourdement sur les ménages qui utilisent la voiture quotidienne pour se rendre au travail, accompagner leurs enfants à l’école ou se rendre chez le médecin. Dans ce contexte d’inflation généralisée, l’association 40 millions d’automobilistes redouble d’efforts pour faire entendre son mécontentement auprès des décideurs.
Une flambée du prix du diesel met les automobilistes sous pression
Depuis le début de l’année, le marché du carburant a connu une réelle spirale ascendante alimentée par la crise énergétique mondiale et la hausse du cours du pétrole. Les conducteurs déclarent que leurs dépenses mensuelles en carburant ont doublé, mettant à mal le pouvoir d’achat de nombreuses familles. Pierre Chasseray, délégué général de l’association, explique que ces coûts supplémentaires freinent la consommation intérieure, ce qui se répercute négativement sur le produit intérieur brut. Selon lui, chaque euro dépensé davantage en carburant est un euro qui n’est plus disponible pour l’alimentation, le logement ou les loisirs.
Les arguments de 40 millions d’automobilistes contre la fiscalité actuelle
Le cœur de la revendication porte sur la taxe carburant qui s’élève à 60 % du prix affiché à la pompe. L’association la qualifie d’« impôt sur le droit d’aller bosser » rappelant que le carburant est un facteur essentiel de la mobilité professionnelle et familiale. Pour Chasseray, il n’existe aucun produit qui justifierait une taxation aussi lourde en France. Il critique également le dispositif d’aide aux « grands rouleurs précaires » prévu à partir du 1er octobre, le jugeant « un système perdant-perdant ». Selon lui, ces aides masquent le problème structurel: la fiscalité qui écrase les automobilistes et, par ricochet, l’économie nationale.
Réaction du gouvernement et perspectives de mobilisation
Le gouvernement a choisi de répondre par un nouveau dispositif d’aide ciblée destiné aux travailleurs les plus fragiles, similaire à celui mis en place le 30 avril. Pierre Chasseray y voit une répétition d’erreurs, soulignant que ces mesures palliatives ne résolvent pas la cause première. Il avertit que l’absence de réduction fiscale pourrait déclencher un mouvement social comparable aux manifestations des gilets jaunes, avec des blocages susceptibles de « mettre l’économie à sec ». Les services de renseignement surveillent déjà les appels à la mobilisation, tandis que l’association continue de pousser pour une révision immédiate de la taxe sur les carburants. Le débat fiscal reste ouvert, entre la volonté de préserver les recettes publiques et la nécessité de soulager une population qui ressent chaque litre comme une charge supplémentaire.



